Le réchauffement climatique est désormais une réalité que l’humanité doit affronter. Malheureusement, les animaux font aussi les frais de cette catastrophe essentiellement provoquée par les activités humaines. Dans ce cas-ci, il s’agit de la propagation d’un virus mortel pour les mammifères marins à cause de la fonte des glaces.

Un constat alarmant reliant la fonte des glaces et la propagation du virus

Le morbillivirus provoque la maladie de Carré du phoque. C’est essentiellement la version de la rougeole pour les phoques, et les chiens peuvent également la contracter. L’aire de répartition du virus semblait se limiter à l’océan Atlantique jusqu’en 2004, année où un foyer s’est déclaré parmi des loutres de mer vivant dans le nord de l’océan Pacifique, en Alaska. Cependant, la fonte des glaces a désormais propagé la maladie bien au-delà de l’Atlantique.

En effet, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Scientific Reports, le morbillivirus a traversé l’Atlantique Nord et le Pacifique Nord en passant par l’Arctique, probablement grâce au retrait de la banquise arctique. L’étude menée par Tracey Goldstein et ses collègues de l’université de Californie s’est appuyée sur des échantillons prélevés sur des phoques, des otaries et des loutres de mer de l’Alaska entre 2001 et 2016.

Un problème de plus engendré par le réchauffement climatique

Ces prélèvements ont révélé que le morbillivirus s’est largement répandu à cause de la formation de deux nouveaux canaux reliant les océans Atlantique et Pacifique entre la Russie et l’Alaska. Étant donné que le virus ne se transmet que par contact direct avec un animal infecté, la propagation n’aurait jamais dû toucher les mammifères du Pacifique.

Mais ces nouveaux canaux ont ouvert de nouvelles voies pour l’interaction entre espèces arctiques et subarctiques. Cette nouvelle étude démontre une fois de plus les effets néfastes du réchauffement climatique sur notre planète.

De plus en plus de maladies se sont développées auprès des faunes et des flores marines au cours des dernières années ; et l’on peut autant accuser le réchauffement des eaux que l’ouverture de voies interespèces entre des endroits autrefois isolés. Et étant donné l’évolution actuelle du réchauffement climatique, la situation n’est pas près de s’arranger.

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