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Contrairement à son prédécesseur Barack Obama, l’actuel président des États-Unis a toujours été contre l’adhésion du pays à l’accord de Paris. Cet accord, rappelons-le, est le premier accord universel sur le climat afin de faire face et résoudre les problèmes de réchauffement climatique.

L’accord mondial est légalement entré en vigueur le 4 novembre 2016 et, selon les clauses définies par les Nations unies, aucun pays ne pouvait se soustraire à l’accord durant trois ans. Après quoi, si un pays souhaitait se retirer, il lui fallait respecter un délai de préavis d’un an avant que le retrait ne prenne officiellement effet.

Justement, ce délai de trois ans obligatoire avait pris fin le lundi 4 novembre 2019 et les États-Unis ont immédiatement déposé leur préavis. Par conséquent, le pays sera officiellement sorti de l’accord le 4 novembre 2020.

Pour Trump, l’accord de Paris ne fait que désavantager les États-Unis au profit des autres pays

Les réactions des activistes et environnementalistes ne se sont pas fait attendre après l’annonce de la décision des États-Unis. Andrew Steer, président du World Resources Institute, a déclaré dans un communiqué repris par The Washington Post qu’ « abandonner l’accord de Paris est cruel pour les générations futures, ce qui rend le monde moins sûr et moins productif. Cela nuira également aux Etats-Unis, qui perdront des emplois dans les énergies propres alors que d’autres pays s’empareront des avantages concurrentiels et technologiques qu’offre l’avenir à faible émission de carbone. »

Mais le numéro un des États-Unis ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, les promesses de l’administration Obama de réduire l’empreinte carbone n’auraient fait que nuire à la compétitivité du pays. Plus encore, le président américain martèle que l’accord ne fait que désavantager les Etats-Unis « au profit exclusif des autres pays ».

Et Donald Trump affirme ne pas s’arrêter là. Son objectif est simple : faire de la production des combustibles fossiles la priorité la plus importante du pays. Au diable les énergies renouvelables et les accords internationaux sur le climat, Trump a clamé haut et fort lors d’une conférence de presse qui eut lieu cet été en France :

Je pense que les États-Unis ont une immense richesse. La richesse est sous ses pieds. J’ai fait vivre cette richesse. Je ne vais pas perdre cette richesse, je ne vais pas la perdre en rêvant, en moulins à vent.

Les élections présidentielles américaines de 2020 pourraient néanmoins changer la donne

Si ce dépôt de préavis des États-Unis risque de faire du deuxième pays le plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, le seul pays à se retirer de l’accord, les activistes voient encore une lueur d’espoir dans la tenue des prochaines élections présidentielles américaines.

En effet, si un démocrate remportait les élections, les États-Unis pourraient réintégrer l’accord, comme le promettent plusieurs candidats. Mais si Trump remporte un second mandat, cela cimentera le retrait à long terme des Etats-Unis.

Mais, d’un point de vue général, la situation reste critique puisque cette annonce du retrait des États-Unis arrive à un moment où les scientifiques du monde entier ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur les risques qu’encourent la planète, les êtres humains et tous les autres êtres vivants si nous ne parvenions pas à réduire de moitié les émissions de carbone d’ici 2030. Et force est d’avouer que selon les sources de The Washington Post, les efforts actuellement déployés par les pays ayant ratifié l’accord sont encore loin de suffire à atteindre les objectifs ambitieux fixés par l’accord.

Toutefois, selon Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies : « La plus grande perte, c’est de ne rien faire. La perte la plus importante est de subventionner une industrie des combustibles fossiles en voie de disparition, de construire de plus en plus de centrales à charbon et de nier que nous sommes dans un trou climatique profond et que pour en sortir, nous devons d’abord arrêter de creuser. »

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Francis Broka
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Francis Broka

J’ai rarement souhaité la mort de quelqu’un à ce point-là. Un salaud doublé d’un imbécile.