Des chercheurs ont découvert le plus vieil arbre d’Europe : il a 1 200 ans et se trouve en Italie

Les arbres millénaires ne sont qu’une poignée dans le monde et l’Europe vient de découvrir son plus vieux représentant. Au cœur d’un parc national italien se trouve un pin rocailleux vieux de 1230 ans. Cet arbre fait depuis l’objet de toutes les attentions car, au-delà de son âge remarquable, les scientifiques s’intéressent également à tout ce qu’il a pu traverser au cours des siècles.

OÙ SE TROUVE CET ARBRE MILLÉNAIRE ?

Situé en plein cœur du Parc National de Pollino, le plus vieil arbre d’Europe, un pin de Heldreich, pousse sur une pente abrupte et rocheuse au milieu des montagnes. Alors que les arbres voisins ont entre 500 et 600 ans, ce pin de Heldreich a plus de 1230 ans.

De ses grandes branches blanches, il domine un paysage préservé et, malgré son grand âge, continue de s’épanouir. Une équipe de l’Université de Tuscie menée par Gianluca Piovesan l’a observé en détail et a constaté qu’il a connu une poussée de croissance au cours des dernières décennies.

A l’inverse des hommes ou des animaux, les arbres ne connaissent pas le vieillissement. Si rien ne perturbe leur croissance (conditions extrêmes, maladies…), ils peuvent donc être immortels. Un vieil arbre est d’ailleurs considéré comme vivant tant qu’au moins de petites parties le sont encore. Pour le pin du Parc National de Pollino, une grande partie de sa couronne est morte mais le reste de son tronc est bien vivant. Il peut donc potentiellemet vivre encore plusieurs siècles.

COMMENT L’ARBRE A-T-IL PU ÊTRE DATÉ ?

Pour dater ce pin millénaire, l’équipe l’ayant étudié s’est rendue compte que la tâche serait plus compliquée que prévue. En règle générale, pour dater un arbre, il suffit d’observer sa partie centrale et de compter les anneaux. Cependant, dans ce cas assez particulier, une grande partie des anneaux manquait à cause de l’état de l’arbre.

Alfredo Di Filippo, l’un des membres de l’équipe de recherche, a expliqué que « La partie intérieure du bois était comme de la poussière – nous n’avons jamais rien vu de tel. Il manquait au moins 20 centimètres de bois, ce qui représente beaucoup d’années. » Les chercheurs se sont alors tournés vers les racines de l’arbre. Etant en meilleur état, celles-ci ont alors été observées en détail et grâce à une nouvelle méthode combinant plusieurs techniques existantes. Ils ont ainsi réussi à dater l’arbre.

UN RÉSISTANT VÉGÉTAL

Si l’âge de ce pin est déjà assez impressionnant, les spécialistes sont également étonnés de voir que l’arbre a survécu à de nombreux fléaux ravageurs pour la flore. D’après les calculs, l’arbre aurait été planté à l’époque médiévale quand le froid sévissait dans la région. Il a connu au cours de sa croissance sécheresses et changements climatiques sans que cela ne lui nuise.

Les changements de température n’ont pas eu d’impact sur le développement de l’arbre mais il a également survécu à d’autres phénomènes plus étonnants. Le pin pousse dans une région où la population humaine a été relativement importante. Les forêts, très exploitées par l’Homme, ont eu raison de nombreux arbres.

Son emplacement au cœur d’une zone difficile d’accès a pu lui permettre de survivre si longtemps. Désormais sujet d’étude, il pourrait être encore davantage protégé afin de livrer tous ses secrets et peut être nous aider à faire perdurer d’autres arbres millénaires.


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