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Selon les résultats préliminaires d’une importante méta-analyse, manger régulièrement du piment contribuerait à réduire de façon significative le risque de maladie cardiaque et de cancer et allongerait la durée de vie.

La consommation régulière de piment associée à une diminution de 25 % du risque global de mortalité

Présentées en fin de semaine dernière lors d’une conférence de l’American Heart Association, les conclusions de cette vaste méta-analyse ont mis en évidence les importants bénéfices d’une consommation régulière de piment sur la santé, faisant ainsi écho aux résultats d’une étude italienne publiée l’année dernière. Dans le cadre de ces nouveaux travaux, les chercheurs ont passé en revue pas moins de 4 729 études, portant sur un total de 570 000 sujets.

« Nous avons été surpris de constater que dans ces études publiées précédemment, la consommation régulière de piment était associée à une réduction du risque de mortalité toutes causes confondues, ainsi que de celui de maladies cardiovasculaires et de cancer », a déclaré le Dr Bo Xu, auteur principal de l’étude et cardiologue à l’Institut cardiaque, vasculaire et thoracique de Cleveland. « Ce qui souligne l’influence des facteurs alimentaires sur la santé globale. »

Les auteurs de l’étude ont constaté que les consommateurs réguliers de piment présentaient un risque relatif de mourir de maladies cardiovasculaires 26 % plus faible que ceux qui n’en mangeaient jamais ou rarement, ainsi qu’une diminution de 23 % du risque de décès des suites de cancer. Plus impressionnant encore, les scientifiques ont également rapporté une réduction de 25 % du risque global de mortalité, suggérant que manger régulièrement du piment permet également de vivre plus longtemps.

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Des recherches supplémentaires nécessaires

Il convient toutefois de noter que ces chiffres concernent les risques relatifs par rapport aux risques absolus, et décrivent par conséquent l’évolution du risque entre deux groupes donnés. Ainsi, cela ne signifie pas nécessairement que manger des piments réduira de 26 % vos chances de mourir d’une maladie cardiaque, mais plutôt que le groupe consommant régulièrement ce type d’aliment présente un risque global significativement plus faible que le second.

Cette méta-analyse ayant consisté à examiner les tendances identifiées par d’autres études, impliquant chacune des conditions et paramètres différents, elle ne permet pas d’établir un lien direct de cause à effet entre la consommation de piment et l’amélioration de la santé.

« Les raisons et les mécanismes exacts qui pourraient expliquer nos conclusions restent inconnus à l’heure actuelle », a rappelé Xu, soulignant que les données très éparses rendaient l’établissement de la dose, de la fréquence et du type de piment qu’il faudrait manger pour retirer de tels bénéfices particulièrement complexes. Par conséquent, d’autres recherches, dont des études contrôlées randomisées, seront nécessaires pour confirmer ces résultats préliminaires.

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