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En Arizona, 199 personnes cryogénisées attendent de revenir à la vie

En échange de 200 000 $, ces personnes ont été cryogénisées pour attendre un remède à leurs maladies

glace

Bien que très commune dans les oeuvres de science-fiction, la cryogénie reste un sujet délicat sur lequel la communauté scientifique se penche avec beaucoup de scepticisme. L’entreprise Alcor a d’ailleurs récemment attiré l’attention en préservant 199 têtes et corps de « patients » dans des caissons remplis de nitrogène liquide.

199 personnes attendant un remède à leurs maladies

Les images peuvent rappeler des films de science-fiction, mais celles-ci sont bien réelles. 199 personnes stockées dans des caissons de nitrogène liquide afin de mettre le temps sur « pause ». À l’intérieur de ces conteneurs se trouvent des humains et même des animaux de compagnie, attendant d’être ramenés à la vie dans un futur où la science aura suffisamment avancé pour soigner leurs maladies.

Reuters explique que la plupart des personnes « préservées » dans ces caissons sont atteintes de maladies dont le traitement n’existe pas encore à ce jour. « Nous disons qu’au lieu de se débarrasser du patient, donnez-le-nous. Nous allons les stabiliser, empêcher leur état de s’aggraver et les garder aussi longtemps qu’il le faudra pour que la technologie les rattrape et leur permette de revenir à la vie et de continuer à vivre », déclarait d’ailleurs à Reuters Alan Moore, ancien patron d’Alcor et désormais ambassadeur de l’entreprise.

La communauté scientifique très sceptique concernant ce procédé

Sur son propre site web, Alcor concède qu’aucun humain n’a à ce jour été ramené à la vie après avoir été cryogénisé. Et pour cause, l’entreprise est obligée d’attendre que le « patient » soit officiellement déclaré mort pour le prendre en charge. Une zone d’ombre non négligeable pour énormément de scientifiques, qui n’hésitent pas à montrer publiquement leur scepticisme à l’égard de ce procédé.

Le Dr Artur Caplan, directeur de la section d’éthique médicale de la faculté de médecine de l’université de New York, confie d’ailleurs à Reuters que « le concept de se congeler dans le futur est de la science-fiction mais aussi naïf ». Le docteur va même jusqu’à déclarer que « les seules personnes qui s’enthousiasment de cette possibilité sont celles spécialisées dans l’étude de l’avenir lointain ou celles qui ont intérêt à ce que vous payiez pour le faire ».

Il faut dire que ce procédé peut s’avérer très lucratif pour l’entreprise basée en Arizona. Reuters explique que le coût minimum pour préserver un corps est de 200 000 $ mais également de 80 000 $ pour un cerveau seulement. Un procédé qui n’a pas fini de faire débat.

Par C.K, le

Source: Smithsonianmag

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  • Alcor, ainsi que la majorité des structures proposant de se faire cryoniser (le terme approprié pour des êtres humains, cryogénisé c’est pour la bouffe) ne sont pas des entreprises mais des associations ou fondations en fonction des règlements des différents pays.

    Elles sont établies de la sorte expressément pour éviter que leur soit opposé un but mercantile qui ne serait que peu compatible avec le domaine de la santé, même si spéculatif ici.

    Peut-on en dire autant pour d’autres domaines de la santé, qui par ailleurs apparaissent bien plus nuisibles, comme le sont certains produits injectables bien trop connus et utilisés ces derniers temps ?

    Alcor n’a donc rien à y gagner, pas plus que les autres à l’heure actuelle.

    D’autre part, nitrogène se traduit en azote (liquide dans le cas de la cryonie) en français correct.

  • Alcor, ainsi que la majorité des structures proposant de se faire cryoniser (le terme approprié pour des êtres humains, cryogénisé c’est pour la bouffe) ne sont pas des entreprises mais des associations ou fondations en fonction des règlements des différents pays.

    Elles sont établies de la sorte expressément pour éviter que leur soit opposé un but mercantile qui ne serait que peu compatible avec le domaine de la santé, même si spéculatif ici.

    Peut-on en dire autant pour d’autres domaines de la santé, qui par ailleurs apparaissent bien plus nuisibles, comme le sont certains produits injectables bien trop connus et utilisés ces derniers temps ?

    Alcor n’a donc rien à y gagner, pas plus que les autres à l’heure actuelle.

    D’autre part, nitrogène se traduit en azote (liquide dans le cas de la cryonie) en français correct.

    A savoir également, qu’une organisation proposant la cryonie vient d’ouvrir sur le continent européen, en Suisse. Il s’agit d’EBF (pour European Biostasis Foundation).

    La souscription des contrats se fait toutefois dans ce cas précis auprès de Tomorrow Biostasis, une société commerciale qui possède des ambulances et pourra s’occuper du souscripteur à son décès avant de le rapatrier auprès d’EBF (enfin si les ambulances obtiennent le droit de circuler sur le territoire français, puisque vivant comme mort, dans notre beau pays, le droit à disposer librement de son corps ou le consentement ne semblent être que des illusions et la simple évocation du désir de se faire cryoniser pourrait irriter un fonctionnaire un peu trop tatillon et zélé).

    Par contre dans notre cher beau pays, vous pouvez faire don de votre corps à la science, auprès de l’université Paris Descartes par exemple, qui fut sous la supervision de Guy Vallencien, recruté pendant une brève période par la présidence larem, dans l’une de ses commissions ad-hoc, un haut lieu de la recherche médicale française dans ce qu’il y a de plus noble (je précise, c’est du sarcasme).