Image d’illustration ― Masarik / Shutterstock.com

Des archéologues ont récemment mené au sein des terres mystérieuses de la Cordillère des Andes des fouilles archéologiques poussées, qui ont permis de découvrir de nombreux secrets jusqu’alors préservés. En effet, on a découvert lors de ces fouilles des squelettes (29 pour être exact), dont nombreux sont ceux d’enfants. Certaines de ces dépouilles auraient même été à l’origine de sacrifices humains. Découvertes dans la région de Lambayeque, elles nous permettent d’en savoir plus sur la civilisation Wari.

Les mystères de la civilisation Wari mis au jour

À Huaca Santa Rosa de Pucalá, site archéologique situé au nord-ouest du Pérou, des fouilles archéologiques ont permis de déterrer 29 squelettes inhumés il y a un millier d’années. Parmi ces 29 dépouilles, quatre se démarquent puisqu’elles datent précisément de la civilisation Wari. Elles appartiennent à deux enfants, un adolescent et un adulte qui auraient été sacrifiés lors de rituels humains, estime Edgar Bracamonte Lévano, directeur des fouilles et archéologue de recherche au musée des tombes royales de Sipán, dans un mail envoyé à Livescience.

Toutefois, ce n’est pas tout simplement le signe du sacrifice humain qui nous permet de dater ces squelettes de la civilisation Wari. En effet, ces tombes sont entourées de trois enceintes en forme de D que l’on peut très clairement distinguer. Or, cette disposition est particulièrement typique des espaces religieux des Wari, selon Edgar Bracamonte Lévano. Il ajoute également que ces sacrifices humains ont pu être réalisés dans le cadre de la construction d’espaces religieux, lors de rituels.

Les archéologues ont également découvert, en plus de ces quatre squelettes de sacrifiés, les restes d’un cinquième individu qui avait subi une inhumation secondaire. Précisément, cela veut dire « qu’il a été enterré ailleurs et [ensuite] ré-enterré à l’intérieur de l’enceinte en forme de D », raconte Bracamonte Lévano.

La civilisation Wari du Pérou, prospère pendant 500 ans

La civilisation Wari, principalement localisée le long des montagnes et sur les côtes du Pérou, a su prospérer pendant 500 ans environ, soit entre 500 et 1000 après Jésus-Christ environ. Toute la région leur enviait leurs textiles de qualité et la beauté de leurs poteries sculptées. Mais ils étaient également de grands innovateurs, leurs routes étaient très bien conçues. Précisons par ailleurs que ces routes furent par la suite incorporées à certaines parties de l’empire Inca. Les Wari étaient également très avancés socialement : les archéologues ont notamment pu découvrir que des femmes jouaient un grand rôle politique au sein de la société, et avaient leur place même dans les plus hauts niveaux de pouvoir.

D’autres éléments ont été découverts

Mais ce n’est pas seulement des squelettes d’être humains qui ont été mis au jour lors de ces fouilles. Les archéologues ont également découvert les restes de huit cochons d’Inde, de lamas et d’alpagas : tous auraient été sacrifiés. Finalement, des pots, des bouteilles et un couteau à lame en demi-lune auraient également été mis au jour.

Nous avons commencé cet article en évoquant 29 squelettes, mais nous n’en avons parlé que de quatre jusqu’à présent. Les 25 autres squelettes mis au jour appartiennent eux à la civilisation Mochica ou Moche. Ils n’ont pas été sacrifiés. Cette civilisation a vécu dans la même région que les Wari, la région de Lambayeque, entre 100 et 700 environ, avant d’être petit à petit remplacée par les Wari. L’art de ces deux civilisations est tout à fait différent, ce qui est particulièrement pratique pour les distinguer. Bracamonte Lévano déclare que « contrairement à l’art Wari, qui tend vers des formes et des motifs abstraits, l’art Moche est célèbre pour son style plus littéral et naturaliste ».

La civilisation Moche nous régale cependant de temps à autre de merveilleuses découvertes, comme la momie de la Dame de Cao, une femme tatouée issue de la noblesse dont la reconstruction médico-légale fut le sujet d’un documentaire réalisé par National Geographic en 2017. La momie du Seigneur de Sipán, également emblématique de la civilisation Moche et découverte en 1987, réside aujourd’hui au musée des Tombes royales de Sipán.

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reith Auteurs de commentaires récents
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reith
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reith

ça confirme que l’Histoire de l’Humanité et son évolution se confond avec la superstructure religieuse…Très lente lutte contre l’obscurantisme……………