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On dit souvent que le temps finit par guérir toutes les blessures, et cet adage pourrait être encore plus vrai qu’on ne le pense. Une récente étude réalisée par les chercheurs de l’université Harvard a notamment montré que la perception du temps par un individu influence la rapidité à laquelle il va guérir d’une blessure.

La grande influence de la perception du temps sur notre vie

Le temps, dans toute sa cohérence objective, est curieusement malléable dans nos esprits. La façon dont nous percevons son passage a un impact profond sur nos expériences quotidiennes. Lorsque nous sommes plongés dans une conversation captivante ou perdus dans un flux créatif, le temps semble avancer à grande vitesse. À l’inverse, lorsqu’il s’agit de faire des corvées ou de suivre un cours de mathématiques, cela semble prendre une éternité. Mais les différences dans la perception du temps n’affectent pas uniquement nos activités quotidiennes.

Elles ont même le pouvoir d’affecter notre santé. D’ailleurs, une étude réalisée par les chercheurs de l’université Harvard a montré que la perception du temps a un impact significatif sur le temps réel nécessaire pour guérir des blessures physiques. D’après les résultats qui ont été publiés dans la revue Scientific Reports, il semblerait que le temps qu’il faut pour guérir les blessures soit en partie dû à la mentalité : la guérison se produit plus rapidement lorsque la personne concernée pense que le temps avance plus vite, même si ce n’est pas réellement le cas.

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— Egoreichenkov Evgenii / Shutterstock.com

Des différences significatives dans la vitesse de guérison

Cette étude remet en question les croyances conventionnelles concernant les influences psychologiques sur la santé physique. En effet, les résultats suggèrent un éventail d’influences psychologiques plus large que ce que l’on estimait jusqu’à présent. Pour aboutir à leurs conclusions, les chercheurs ont recruté 33 participants, qui ont chacun subi un processus de thérapie par ventouses contrôlé pour laisser des ecchymoses sur la peau. Cela a donné aux chercheurs une base d’étude sur des blessures mineures qu’ils ont pu observer.

Les volontaires ont été légèrement blessés de cette manière à trois reprises : une fois dans un scénario en temps normal d’une durée de 28 minutes ; une autre fois dans un scénario en temps lent qui a aussi duré 28 minutes, mais a été conçu pour ressembler à 14 minutes (la moitié moins long) ; et une dernière fois dans un scénario en temps rapide qui durait également 28 minutes, mais qui ressemblait à 56 minutes (deux fois plus longtemps). Les participants n’avaient ni montre, ni téléphone, ni horloge à leur disposition. En revanche, ils disposaient d’un compteur sur une tablette.

Pour faire croire aux participants que le temps avançait plus lentement ou plus rapidement, des astuces (comme modifier la vitesse du minuteur, inciter les participants à regarder des vidéos et modifier la fréquence à laquelle ils étaient interrogés sur leurs blessures) ont été utilisées. Après analyse des données obtenues, même si le temps réel écoulé était de 28 minutes dans les trois conditions, il a été constaté une guérison significativement plus importante dans la condition de temps normal par rapport à la condition de temps lent, dans la condition de temps rapide par rapport à la condition de temps normal, et dans la condition de temps rapide par rapport à la condition de temps lent. Par ailleurs, pourquoi le temps ralentit-il dans les expériences de mort imminente ?

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BARTHELEMY Mimose
BARTHELEMY Mimose
30 jours

C’est avec de l’auto-suggestion qu’on réalise des prouesses de guérison, non la notion du « temps » à proprement dit ! Notre esprit peut être influencer par nos sens qui sont reliés à notre espace temps ( l’environnement ). L’adage que  » le temps guérit ses blessures » , c’est une formulation détournée… Lire la suite »