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Si l’iconique robe des pandas géants tranche généralement avec les environnements au sein desquels ils évoluent en captivité, de nouvelles recherches montrent que cela est très loin d’être le cas dans la nature.

Un pelage aux propriétés insoupçonnées

Les pandas géants vivant dans des environnements remplis de troncs d’arbres bruns et de feuilles vertes, l’audacieuse coloration noire et blanche de leur pelage peut sembler paradoxale. Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Scientific Reports, les chercheurs de l’université de Bristol, de l’Académie chinoise des sciences et de l’université finlandaise de Jyväskylä ont constaté qu’elle les aidait réellement à se fondre dans leur environnement.

Après avoir pris des clichés de pandas géants sauvages dans leur habitat forestier naturel, l’équipe les a analysés à l’aide de modèles informatiques simulant la vision des humains, des félidés (notamment les léopards des neiges) et des canidés (chiens sauvages tels que les chacals). Ces deux derniers étant connus pour s’attaquer aux pandas.

Dans les trois cas, il s’est avéré que les taches noires se fondaient dans les teintes sombres de l’environnement, tandis que les zones blanches se confondaient avec le feuillage ou la neige, le cas échéant. Certains pandas présentaient également des sections brunes, se mariant avec la couleur du sol.

Pandas géants photographiés dans divers environnements naturels — © Ossi Nokelainen et al. / Scientific Reports Creatives Commons

Selon l’équipe, les limites nettes entre les sections noires contribuent également à briser visuellement le contour de leur corps, de sorte que les prédateurs sont moins susceptibles de les remarquer, en particulier lorsqu’il les observent de loin.

« Il s’agissait simplement de le démontrer de façon objective »

L’utilisation d’une technique de cartographie des couleurs pour comparer l’efficacité de l’adaptation visuelle de différents animaux à leur environnement naturel a par ailleurs montré que les pandas géants se situaient dans la fourchette des autres espèces traditionnellement considérées comme bien camouflées.

« J’ai su que nous étions sur la bonne voie lorsque nos collègues chinois nous ont envoyé des clichés d’environnements naturels au sein desquels nous ne pouvions distinguer les pandas », explique Tim Caro, co-auteur de l’étude. « Si je ne pouvais pas le voir avec mes bons yeux de primate, cela signifiait que les prédateurs carnivores potentiels, dont la vue est moins bonne, n’en seraient pas non plus capables. Il s’agissait simplement de le démontrer de façon objective. »

Images de panda géant modélisées en utilisant une vision dichromatique canine (colonne de gauche), féline (colonne centrale) et trichromatique humaine (colonne de droite) — © Ossi Nokelainen et al. / Scientific Reports Creatives Commons

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