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Pompéi : on sait enfin ce que contenait la trousse de cette victime du Vésuve

Un probable « médicus »

— Matyas Rehak / Shutterstock.com

De nouvelles analyses du moulage de l’une des victimes de l’éruption du Vésuve, en 79 de notre ère, ont révélé qu’elle transportait un ensemble d’outils typiques des médecins romains.

Un étui en cuir contenant des outils chirurgicaux

L’homme faisait partie du groupe de 13 personnes s’étant réfugiées dans un vignoble de Pompéi, aujourd’hui connu sous le nom de « Jardin des Fugitifs ». Espérant échapper à la fureur du Vésuve, celles-ci ont été tuées par un nuage de gaz surchauffé, et leurs dépouilles recouvertes par une épaisse couche de cendres volcaniques.

Le récent réexamen des moulages en plâtre de ces victimes, réalisés il y a plusieurs décennies, indique que le malheureux avait emporté avec lui une « trousse de médecin ». Comme l’explique le communiqué, le petit étui, probablement fait de cuir, avait été précédemment identifié, mais jusqu’à présent, on ignorait son contenu.

Pour l’établir, l’équipe a utilisé l’imagerie à rayons X et la tomodensitométrie, qui ont révélé la présence de petits outils chirurgicaux, d’une tablette en ardoise probablement dédiée à la préparation de remèdes (généralement à base de miel, de vin, de vinaigre ou d’extraits de plantes), ainsi qu’un mécanisme de fermeture cranté pour la trousse antique.

Ces découvertes laissent penser qu’il s’agissait d’un « medicus », ou médecin romain. On ignore s’il espérait reconstruire sa vie ailleurs, ou s’il transportait ces outils dans l’optique de porter secours aux victimes de la catastrophe.

Médecine romaine

Alors que des esclaves grecs pouvaient initialement prétendre à cette fonction, lorsque le Vésuve est entré en éruption, correspondant au règne de l’empereur Titus, les médecins jouissaient d’un statut plus élevé.

Si les Romains fortunés faisaient régulièrement appel à leurs services, la chirurgie était pratiquée en dernier recours. À une époque où l’anesthésie, au sens moderne du terme, et les antibiotiques n’existaient pas, le risque d’infections mortelles se révélait en effet particulièrement élevé.

Les causes de nombreuses maladies étaient mal comprises, avec par exemple des cas de paludisme attribués au « mauvais air », ou théorie des miasmes. Certains traitements ciblaient également des « malédictions » attribuées à des esprits malveillants.

Plus tôt cette année, une étude avait révélé que les Romains utilisaient des excréments humains comme remède et le thym pour masquer leur odeur.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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