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Longtemps considéré comme une chimère, l’ornithorynque est un animal atypique qui ne finit jamais de surprendre. Portant une fourrure, un bec de canard, une queue de castor et des pattes de loutre, c’est un mammifère semi-aquatique qui pond des oeufs ! Quoi d’autre dans la série “Incroyable mais vrai” ? Armé d’aiguillons venimeux, l’ornithorynque pique et son venin provoque des douleurs atroces que même la morphine ne peut apaiser !

L’ornithorynque est un mammifère pour le moins intrigant que l’on ne trouve plus aujourd’hui que dans l’est de l’Australie et en Tasmanie. Si son habitat est limité à une infime partie du monde, ce petit animal qui dépasse rarement les 2 kg peut en revanche infliger de très grandes douleurs. Souvent qualifiées d’atroces, voire de dévastatrices, ces douleurs qui peuvent persister pendant des mois résistent même à la morphine. La piqûre de l’ornithorynque n’est toutefois pas mortelle et n’entraîne pas de séquelles à long terme.

Appartenant à l’ordre des monotrèmes, l’ornithorynque est l’un des rares mammifères capables de secréter du venin. Localisée dans la cuisse de l’animal, la glande à venin alimente les éperons de défense du mâle adulte. Ces éperons ou aiguillons se situent au niveau de la cheville et mesurent environ 1 cm de long. La femelle ornithorynque perd quant à elle ses éperons durant sa première année de vie. Elle ne peut en conséquence ni piquer, ni empoisonner pour se défendre.

Principalement composé de défensines, dont trois sont exclusives à ce mammifère, le venin de l’ornithorynque provoque essentiellement une baisse de la pression artérielle qui s’accompagne de ces vives douleurs décrites comme intolérables. Capable de paralyser un membre humain, ce venin commence par former un oedème autour de la piqûre avant de se propager dans le bras ou la jambe. Il est également capable de tuer un petit animal de la taille d’un chien.

C’est d’août à octobre qu’il faut le plus se méfier du mâle ornithorynque. En cette saison de reproduction, la taille de sa glande à venin augmente au même titre que la taille de ses testicules. Faisant preuve d’une agressivité accrue dans sa quête d’une femelle, il peut alors se servir de ses éperons et de son venin comme d’une arme offensive pour s’affirmer en tant que dominateur. Gare à l’ornithorynque !

Avez-vous déjà été victime d’un venin animal ?

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