Pourquoi la disparition des oiseaux est un véritable désastre ?

Selon les observations du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle, environ un tiers des oiseaux ont disparu de nos campagnes françaises. Un chiffre qui suit la même tendance dans le monde et qui n’est pas sans alarmer les scientifiques.

UN RÔLE ESSENTIEL DE RÉGULATEUR

Les oiseaux sont représentés à travers le monde par près de 10 700 espèces. Sur ces 10 700 espèces, plus de 6 000 sont insectivores et dépendent donc des insectes pour se nourrir. Plusieurs enquêtes, 103 précisément, réalisées par Martin Nyffeler et son équipe à l’université de Bâle, et résumées sur leur site, ont constaté que les oiseaux insectivores mangeaient, entre 400 et 500 millions de tonnes métriques d’insectes par an.

Ce sont notamment les oiseaux de forêt qui sont les plus meurtriers pour les insectes avec 70 % de la consommation mondiale annuelle d’insectes, surtout durant les périodes où ils ont des oisillons.

Par ce régime, ils tiennent un rôle essentiel dans la lutte contre les insectes nuisibles. Si les oiseaux venaient à disparaître, les conséquences économiques et écologiques seraient terribles, notamment pour l’agriculture qui ne peut se passer ni des oiseaux… ni des insectes.

 

UNE DISPARITION INQUIÉTANTE

Or, ces animaux sont actuellement en voie de disparition. Le déboisement, la propagation des pesticides systémiques, la prédation due à la surpopulation de chats domestiques, les collisions avec des structures humaines, la pollution lumineuse, l’agriculture intensive et le changement climatique sont autant de facteurs qui laissent peu de chance de survie aux oiseaux.

À l’échelle mondiale, seuls quelques autres groupes de prédateurs tels que les araignées ou certaines espèces d’insectes comme les fourmis prédatrices peuvent aider les oiseaux insectivores à réguler les populations d’insectes dans la nature.

Ce déclin, à l’échelle de l’Europe, demande la mise en place de solutions très coûteuses qui devront imposer un changement radical des pratiques agricoles, en remplaçant notamment l’agrochimie par l’utilisation de la biodiversité.


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