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Dignes d’Alien, ces « œufs extraterrestres » se cachent dans le désert du Nouveau-Mexique

Des cheminées de fée vraiment atypiques

— © John Fowler / Flickr

Façonnées par l’érosion, d’étranges structures semblant tout droit sorties de l’esprit torturé de l’artiste surréaliste H. R. Giger peuvent être observées dans le sud-ouest des États-Unis.

Les badlands de Bisti

Formations schisteuses caractéristiques, les badlands (ou terres désolées) de Bisti trouvent leurs origines au Crétacé. À cette époque, cette partie du continent abritait une vaste mer intérieure. Au fil du temps, des sédiments, accompagnés localement de dépôts volcaniques, se sont accumulés, tandis que les mouvements tectoniques ont progressivement entraîné son retrait.

Au fil des décennies, les découvertes fossiles y ayant été réalisées ont révélé qu’une diversité remarquable de reptiles préhistoriques évoluait dans ces étendues mêlant zones humides et réseaux fluviaux, parmi lesquels Bistahieversor sealeyi, tyrannosaure dont le crâne est aujourd’hui exposé au Musée d’histoire naturelle d’Albuquerque.

Il a fallu attendre la fin de la dernière période glaciaire pour que les éléments donnent à ces reliefs leurs formes atypiques. L’eau issue de la fonte des calottes, associée au vent et aux précipitations, les a progressivement sculptés, donnant également naissance à d’improbables « nurseries extraterrestres ».

Dans ce cas ovoïdes, ces structures rappelant la forme du crâne des xénomorphes de la saga cinématographique Alien sont techniquement des « cheminées de fée ». Ailleurs dans le monde, elles peuvent prendre des formes plus typiques de colonnes ou d’aiguilles aux motifs finement ciselés.

— © Larry Lamsa / Flickr

Terres hostiles

Situés à une soixantaine de kilomètres au sud de la ville de Farmington, les badlands de Bisti présentent la particularité de ne pas comporter de sentiers balisés. Ce qui fait de leur exploration une véritable aventure.

Les températures pouvant descendre en dessous de zéro pendant l’hiver et dépasser les 40 °C au cœur de l’été, les meilleurs créneaux pour admirer leur géologie unique s’étalent de mars à mai et de septembre à novembre.

Aussi hostiles soient-ils, ces environnements hébergent une faune étonnamment riche, comprenant aigles royaux, lapins à queue blanche, coyotes et même scolopendres géants, pouvant mesurer une vingtaine de centimètres de long.

Autre panorama quasi-extraterrestre : les collines chocolat de l’île philippine de Bohol.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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