Aller au contenu principal

Découverte en Israël d’œufs d’autruche vieux de plus de 4 000 ans

Ces animaux étaient communs dans la région jusqu’au XIXe siècle

œuf Autruche
Image d’illustration — bigjom jom / Shutterstock.com

Les fouilles d’un ancien campement situé dans le désert du Néguev ont conduit à la mise au jour de fragments de huit œufs d’autruche préhistoriques, qui auraient entre 4 000 et 7 500 ans.

Huit œufs plurimillénaires bien conservés

Le site de Be’er Milka, qui s’étend sur environ 200 mètres carrés, a été occupé par des groupes nomades préhistoriques pendant des millénaires. Sur place, les archéologues israéliens ont trouvé des pierres présentant des traces de combustion, des outils en silex, des tessons de poterie ainsi qu’un ensemble d’oeufs d’autruche, animaux communs dans la région jusqu’à leur extinction à l’état sauvage au cours du XIXe siècle.

Découverts près d’un ancien foyer, suggérant qu’ils étaient collectés, cuits et consommés par les populations locales, ceux-ci avaient été recouverts par les dunes, ayant largement contribué à leur conservation.

Si de futures analyses en laboratoire devraient fournir davantage d’informations sur leur utilisation et leur âge, l’équipe de recherche note que les œufs d’autruche, souvent ornés de motifs élaborés, étaient très prisés par l’élite des civilisations méditerranéennes durant l’âge du bronze et du fer.

En plus de leur usage à des fins purement décoratives, ceux-ci pouvaient également constituer des offrandes funéraires, ou être utilisés pour le stockage de l’eau, essentiel dans cette région aride.

Une valeur nutritive équivalente à celle de 25 œufs de poule

« Un œuf d’autruche possédant une valeur nutritive équivalente à celle d’environ 25 oeufs de poule classiques, ils constituaient une importante source de nourriture pour les nomades », souligne l’archéologue Amir Gorzalczany, qui a supervisé les fouilles.

Selon le chercheur, la découverte récurrente d’oeufs d’autruche sur différents sites anciens et l’absence d’ossements de ces oiseaux massifs suggèrent que ces derniers étaient rarement chassés par les humains préhistoriques, probablement afin de ne pas tarir cette précieuse source de nutriments.

Par Yann Contegat, le

Source: CNN

Étiquettes: , ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *