Alors que l’obésité infantile pose problème en France, cette ville finlandaise l’a réduite de moitié

Alors que dans le reste du monde, l’obésité infantile fait des ravages, une petite ville de Finlande a réussi en seulement 5 ans à baisser de moitié le pourcentage d’enfants de moins de 7 ans en surpoids. Un tour de force rendu possible non pas par un régime drastique mais par un simple programme sanitaire dans la lignée du Manger Bouger et que d’autres pays souhaitent eux aussi appliquer.

Véritable fléau qui touche toutes les régions du monde, l’obésité infantile concerne de plus en plus d’enfants chaque année. L’organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme à ce sujet : en seulement 17 ans, le nombre d’enfants de moins de 5 ans en surpoids est passé de 32 à 41 millions. Un constat préoccupant, d’autant que l’obésité peut causer chez les jeunes enfants de nombreuses pathologies allant de l’asthme au diabète en passant par les maladies cardiovasculaires. Face à ces chiffres, la commune finlandaise de Seinäjoki a décidé de réagir en créant en 2013 un programme sanitaire visant à réduire le nombre d’enfants obèses.

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Pensé principalement pour les enfants, ce programme baptisé « Lihavuus laskuun » (qui signifie littéralement réduire le surpoids) s’adresse également aux adultes. Comme ce que mange une femme enceinte peut influencer la santé de son enfant, des séances de conseil gratuites prodiguées par des diététiciennes accompagnent les parents de la grossesse jusqu’aux premières années de l’enfant. Ces séances de conseil sont également proposées dans les écoles afin d’informer les enfants sur les bienfaits d’une alimentation équilibrée et du sport, deux éléments mis en avant au sein même des établissements de la ville.

Dans les écoles de Seinäjoki, chaque élève a droit à un repas gratuit par jour. Les cantines ont simplement réduit les quantités de sel et de graisse présentes dans les repas. L’alimentation est aussi adaptée hors du repas de midi avec des goûters moins sucrés, des fruits frais dans les distributeurs et l’interdiction des sucreries dans certaines écoles. Enfin les enfants sont invités à bouger davantage lors de la récréation avec des vélos ou des skateboards mais aussi en classe avec la présence d’hoverboards, de barres de gym, de tapis de sols et autres équipements sportifs à la place des pupitres.

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Après 5 ans de mise en pratique, les résultats de ce programme sanitaire sont très positifs. La population d’enfants de moins de 7 ans en surpoids ou obèses est passée de 14 à 8%, un chiffre inespéré même pour ses instigateurs. L’exploit est d’autant plus remarquable que le programme n’est pas financé par l’Etat : il ne nécessite pour fonctionner que la coordination des acteurs impliqués qu’ils soient enseignants, directeurs d’école, diététiciens ou personnels de cantine. Celui-ci permet d’améliorer la santé des enfants, mais aussi leur bien-être. Du fait de son efficacité, le programme va être appliqué dans le pays mais aussi ailleurs, preuve qu’il est possible de faire face à l’obésité infantile sans passer par les régimes.


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