Beaucoup d’entre nous raffolent du Nutella. Pourtant, de nombreux consommateurs risquent de voir ce produit différemment en apprenant que les noisettes qui le composent ont été cueillies par des enfants et des migrants travaillant dans des conditions extrêmes et pour un salaire dérisoire.

La Turquie est le pays qui approvisionne 70 % de toutes les noisettes dans le monde. D’ailleurs, son plus grand client est la société Ferrero, célèbre pour la pâte à tartiner au chocolat Nutella. Seulement, si extérieurement on pense que ce produit a été conçu dans toutes les règles de l’art, l’envers du décor nous apprend que ce n’est pas du tout le cas.

Des enfants et des migrants travaillant dans des conditions de travail extrêmes

Slate rapporte le quotidien d’une famille de migrants qui doit travailler environ dix heures par jour au sommet d’une montagne en Turquie. Ces personnes sont là pour cueillir des noisettes, avec le père de famille qui secoue les noisetiers et la femme et les enfants qui ramassent les fruits tombés au sol. Sur ce tableau, il faut prendre en compte deux faits : ces travailleurs vont chercher les noisettes sur une montagne à la pente très raide en plus de porter sur leur dos un sac d’environ 35 kg de noisettes.

Hormis le danger que cela représente pour les travailleurs, notons que parmi eux se trouvent également des enfants. Car les personnes employées pour la cueillette sont souvent kurdes ou originaires des régions pauvres de la Turquie, et les parents insistent pour que leurs enfants travaillent. Comme le déplore Kazim Yaman, copropriétaire du verger, cité par Slate : « Ils font travailler leurs enfants comme des machines. L’autre jour, j’ai vu le père mettre un sac très lourd sur les épaules de l’enfant. J’ai dit : « Qu’est-ce que tu fais ? » Il a répondu : « Laissez-le s’y habituer ». »

Ferrero reconnaît que le système n’est pas propre

Ce n’est pas tout. Malgré ces conditions de travail désolantes, ces travailleurs ne touchent au maximum que 10 euros par jour, « auxquels il faut retirer 10 % de commission » rapporte Slate.

Du côté de Ferrero, Bamsi Akin, le directeur général de Ferrero Hazelnut Company en Turquie, a déclaré sur BBC (qui montre frontalement de jeunes enfants en train récolter ces fameuses noisettes) que l’entreprise ne pose pas « de questions sur la source exacte des noisettes. Mais nous avons une autre manière de la suivre. Avant le début de la saison, nous avons parlé aux commerçants et nous avons démontré nos exigences de pratique sociale. »

Il ajoute également qu’à l’heure actuelle, personne ne peut dire que le système est complètement propre.

— Martin Turzak / Shutterstock.com

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LEPUR Systran

Et si vous aimez les Voyages ? = Vous détruisez la planète et Si vous aimez la viande? = Vous faites souffrir les animaux et Si vous aimez les équipements sportifs ? = Vous exploitez des enfants et Si et Si et Si ….Vous achetez le nouvel I Phone ?… Lire la suite »

Labelledemai
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Labelledemai

Bonjour,
Je suis bien conscient du problème,mais ces petites mains ont besoin de manger a leur faim,et il est tout de même moins grave de ramasser des cacahuète même mal payé, que d’être obligé de se prostituer.