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Le réchauffement climatique continue sa progression et il en résulte de nombreux problèmes comme la disparition de certaines espèces, la fonte glaciaire ou encore les incendies et autres feux de brousse de par le monde. À cette liste s’ajoute désormais le mois de novembre le plus chaud qui ait jamais été enregistré.

Une très mauvaise nouvelle de plus pour l’année 2020

La Terre subit actuellement une augmentation de la fréquence et de la force des événements météorologiques extrêmes. De tels phénomènes se produisent, car les activités humaines contribuent à une augmentation des températures mondiales moyennes. Au cours des dernières années, le changement climatique a entraîné des incendies de forêt dévastateurs et des tempêtes tropicales de plus en plus violentes dans de nombreuses régions du monde. Face à ces problèmes, des mesures ont été prises afin de ralentir la progression du réchauffement climatique. Hélas, l’année 2020 a démontré que cela n’a pas été aussi efficace qu’on l’espérait.

Des scientifiques européens ont rapporté que les températures mondiales durant le mois de novembre 2020 étaient les plus élevées de tous les temps. Le mois de novembre 2020 était près de 0,8 °C au-dessus de la température moyenne entre 1981 et 2010. Une température à 0,1 °C au-dessus des précédents novembres les plus chauds en 2016 et 2019. Si cette constatation du service européen Copernicus peut être observée au niveau mondial, certaines régions sont plus affectées que d’autres. Les zones principalement concernées sont ainsi le nord de l’Europe et des États-Unis, la Sibérie et l’océan Arctique.

Cette hausse de la température dans les zones glaciaires est particulièrement inquiétante dans la mesure où la fonte des glaces représente l’un des plus grands dangers pour la planète, a rapporté le New York Times. Ce phénomène pourrait entraîner de nombreux désastres écologiques et climatiques. Cette inquiétude est d’autant plus appuyée par les images satellites analysées par le service Copernicus. Ils ont également montré que les étendues de glace de la mer Arctique ont été particulièrement faibles au mois de novembre 2020. C’est un autre record qui se positionne en deuxième place depuis que le service a constitué sa base de données en 1979.

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Une sonnette d’alarme pour faire réagir plus fermement les dirigeants mondiaux

Ces observations font également écho aux observations de l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM). L’organisme a constaté que l’année 2020 était en passe d’être l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, juste après 2016 et 2019. Face à ces constatations, les responsables de l’agence Copernicus veulent avertir les dirigeants mondiaux de l’urgence de la situation. « Ces records sont cohérents avec la tendance au réchauffement à long terme du climat mondial », a déclaré Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique (C3S), dans un communiqué.

« Tous les décideurs politiques qui accordent la priorité à l’atténuation des risques climatiques devraient voir ces enregistrements comme des sonneries d’alarme et réfléchir plus sérieusement que jamais à la meilleure façon de respecter les engagements internationaux énoncés dans l’accord de Paris de 2015 », a-t-il ajouté. Ainsi, il est essentiel que les ambitions planétaires dans la lutte contre le réchauffement climatique soient raffermies. Afin de limiter les impacts néfastes du phénomène, il est essentiel que l’augmentation des températures mondiales puisse être limitée à 1,5 °C d’ici 2030.

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