En Nouvelle-Zélande, les victimes de violences conjugales sont payées pour échapper à leur conjoint

La Nouvelle-Zélande fait face à un nombre terrifiant de victimes de violences conjugales. Pour lutter contre ce fléau, une mesure vient d’être votée pour accorder un congé de 10 jours aux victimes de ces violences. Le pays devient le premier pays occidental à adopter une telle mesure.

 

UN CONGÉ POUR LES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE

Mercredi 25 juillet, la Nouvelle-Zélande votait la mise en place un congé payé spécifique pour les victimes de violences conjugales. Les victimes seront alors payées pour pouvoir entamer des procédures, trouver une association de défense, déménager, trouver une nouvelle école pour les enfants. C’est l’assurance pour elles de ne pas risquer de perdre leur emploi en étant absente.

La députée écologiste Jan Logie, qui s’est battue pendant sept ans pour que cette législation existe, explique qu’il faut offrir « une réponse de toute la société et non plus seulement de la police pour entamer un changement dans la norme culturelle ». Jan Logie s’est d’ailleurs rendue compte que les auteurs de violences harcelaient souvent leurs victimes sur le lieu de travail, en appelant plusieurs fois par jour ou en menaçant des collègues, pour forcer le licenciement et ainsi avoir plus d’emprise sur leur partenaire.

Ainsi, la législation va plus loin, et elle favorise également les mutations, les changements d’adresse mail ou encore la suppression des coordonnées sur le site internet de l’entreprise.

 

UN PROBLÈME PLUS IMPORTANT EN NOUVELLE ZÉLANDE QU’AILLEURS

Le pays devient le premier pays du monde occidental à prendre de telles mesures et le deuxième du monde après les Philippines. Des mesures essentielles car si le problème des violences conjugales n’échappe malheureusement à aucun pays du monde, il est d’autant plus important en Nouvelle-Zélande.

En effet, le taux d’homicides interfamiliaux est deux fois plus élevé qu’au Canada, qu’en Grande-Bretagne ou en Australie. Chaque année la police reçoit 120 000 appels liés à des problèmes de violence conjugale et 76 % d’entre eux ne seraient même pas signalés. 29 adultes en moyenne décèdent chaque année sous les coups de leurs conjoints dans ce pays dont la population est 10 fois inférieure à la population française.

Rappelons qu’en France, 138 personnes meurent chaque année de violences conjugales dont 79 % de femmes. Tous les 3 jours, une femme meurt sous les coups portés pas son compagnon d’après les chiffres du ministère de l’intérieur.


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