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L’euthanasie est un sujet particulièrement sensible, mais malgré la réticence de certains, la Nouvelle-Zélande a décidé de faire partie des pays autorisant légalement cette pratique. Cette modification de la loi a été officiellement approuvée lors d’un référendum avec 65 % des votes des électeurs.

Une légalisation historique de l’euthanasie qui sera cependant soumise à des règles strictes

Selon les résultats préliminaires du référendum, une majorité d’électeurs en Nouvelle-Zélande ont voté en faveur de la End of Life Choice Act 2019, un projet de loi sur l’euthanasie. Publiant les résultats préliminaires, la commission a déclaré que plus de 65,2 % des électeurs étaient en faveur de la législation de l’euthanasie, contre 33,8 % qui ont voté « non ». Pour l’instant, cependant, près d’un demi-million de votes n’ont pas encore été décomptés et les résultats définitifs seront publiés le 6 novembre 2021. Cela signifie que l’euthanasie reste encore illégale dans le pays avant cette date.

Si le « oui » est définitif, la Nouvelle-Zélande va rejoindre un petit groupe de nations et de territoires qui acceptent légalement la mort assistée. Plus précisément, elle deviendra le septième pays à légaliser l’euthanasie. En revanche, la loi néo-zélandaise sur la mort assistée sera beaucoup plus stricte que ce qui est actuellement appliqué dans des pays comme les Pays-Bas, la Belgique ou le Canada. Cette légalisation s’appliquera notamment aux patients atteints de maladies en phase terminale, âgés de plus de 18 ans, et citoyens ou résidents permanents de la Nouvelle-Zélande.

En revanche, les patients qui souffrent de maladie mentale ou de déclin ne seront pas admissibles à la mort assistée. Il en va de même pour ceux qui présentent une demande en raison d’un âge avancé ou d’un handicap. Enfin, l’euthanasie devra être approuvée par au moins deux médecins, a rapporté The Guardian. En ce qui concerne les méthodes utilisées, la nouvelle loi préconise l’administration intraveineuse, l’ingestion par tube ou l’injection d’un médicament létal. La mise en œuvre de la nouvelle loi devrait commencer vers la fin d’année 2021, et ce sera administré par le ministère de la Santé.

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Un vote négatif pour la légalisation de la marijuana médicinale

Étant donné le résultat des votes, les résultats du référendum ont reçu une opinion généralement favorable de la part du public. Les personnalités politiques en faveur de la loi ont également exprimé leur joie quant aux résultats. « C’est une victoire pour toute la Nouvelle-Zélande alors que nous devenons une société plus compatissante et plus humaine », a déclaré le député David Seymour, du parti libéral ACT. « Des milliers de Néo-Zélandais qui auraient pu subir une mort atroce auront le choix, la dignité, le contrôle et l’autonomie sur leur propre corps, protégés par l’état de droit », a-t-il ajouté.

Quoi qu’il en soit, le projet de loi n’a pas reçu l’approbation de tous. Le Dr John Kleinsman, un éthicien des évêques catholiques de Nouvelle-Zélande, a notamment déclaré que cette nouvelle loi peut être un fardeau et un danger pour les personnes et les familles ayant recours à l’euthanasie, a rapporté Associated Press. De son côté, la Première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a révélé qu’elle avait voté « oui » lors du référendum sur la légalisation de l’euthanasie, ainsi que sur celui sur la légalisation de la marijuana médicinale. En ce qui concerne ce second référendum, il n’a pas reçu l’approbation des électeurs. En effet, 53,1 % ont voté « non », contre 46,2 % de « oui ».

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