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Les tests effectués pour dépister le Covid-19 peuvent parfois être inconfortables, voire douloureux. De plus, certains d’entre eux sont peu fiables, et d’autres prennent trop de temps pour donner les résultats. Un nouveau type de méthode de dépistage par simple soufflement a cependant été testé à Lyon, et ce dernier est indolore et semble plus rapide et plus fiable que les autres tests actuellement disponibles.

Un système innovant, mais coûteux

Des chercheurs de l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon ont mis au point un test respiratoire pour le dépistage du Covid-19. Le dépistage non invasif utilise une machine qui teste les gouttelettes lorsque les patients expirent dans un tube, un peu de la même manière qu’un éthylotest standard. « C’est le même principe qu’un alcootest classique. La machine enregistrera les molécules dans l’air expiré et détectera ensuite les traces de la maladie », a déclaré Christian George, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique de l’hôpital de la Croix-Rousse, à Reuters.

Le système semble particulièrement efficace puisque les essais ont démontré que la machine pouvait sortir les données sur les composés chimiques particuliers trouvés dans l’haleine en seulement quelques minutes, permettant ainsi de savoir si une personne est porteuse de coronavirus ou non. Outre la rapidité, l’autre avantage de ce nouveau système est qu’il n’est pas invasif, contrairement aux tests PCR qui peuvent être très inconfortables, dans la mesure où cela implique l’insertion d’un écouvillon dans le nez et dans la gorge pour les prélèvements.

Actuellement, l’un des principaux problèmes quant à l’usage de la machine concerne son coût, puisqu’elle n’est pas financièrement accessible pour une production de masse. Cela s’explique notamment par le fait que l’appareil est équipé du Vocus PTR-TOF, un spectromètre de masse de pointe produit par l’entreprise suisse Tofwerk. À lui seul, ce composant coûte environ 400 000 euros, a rapporté Fortune. De plus, l’appareil est également très imposant – environ la taille d’un réfrigérateur et un poids dépassant les 160 kilogrammes – limitant ainsi sa maniabilité pour des tests de masse.

Une nouvelle méthode de dépistage très prometteuse qui a séduit d’autres scientifiques

Pour l’instant, l’appareil est en deuxième phase de test, après avoir été essayé sur des dizaines de personnes, dont une vingtaine étaient porteuses de la maladie. Jusqu’à présent, les résultats sont très prometteurs, et les chercheurs sont optimistes quant à la suite des évènements. « Nous sommes à peu près sûrs que nous sommes sur la bonne voie… nous restons prudents », a déclaré Christian George dans une interview à Radio France Internationale. Outre l’efficacité de la machine, les tests sont également réalisés pour savoir s’il est possible de réduire la taille et le poids de la machine, ainsi que son coût de production. Les scientifiques espèrent pouvoir rendre la machine accessible d’ici la fin de l’année.

Par ailleurs, la France n’est pas le seul pays à se pencher sur cette nouvelle méthode de dépistage du Covid-19. En effet, les chercheurs de la société israélienne NanoScent sont en train de développer une machine similaire, a rapporté France 24. Si leur projet finit par aboutir, la machine sera capable de donner les résultats des tests en seulement quelques secondes. Par ailleurs, ce test aura également l’avantage d’être peu coûteux. En effet, chaque test devrait coûter moins de 10 euros. À noter que cet appareil ne fonctionne pas comme celui de l’hôpital de la Croix-Rousse. Celui des Israéliens se repose en fait sur les odeurs et les modèles d’odeur.

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