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En Allemagne, un squelette au crâne fracturé découvert dans un four vieux de 5 000 ans

Il pourrait s’agir d’un sacrifice humain

Image d’illustration — Udom Pitpiboon / Shutterstock.com

Lors de fouilles dans l’est du pays, des archéologues allemands ont mis au jour une « sépulture » néolithique inhabituelle. Les profondes lésions crâniennes identifiées et l’absence d’artefacts suggèrent un possible sacrifice humain.

Nouvelle découverte à Gerstewitz

Cette découverte macabre est intervenue lors de l’installation d’une nouvelle ligne électrique près du village de Gerstewitz (Saxe-Anhalt). Au fil des décennies, les campagnes de fouilles y ayant été menées ont révélé une occupation humaine de la région remontant jusqu’à six millénaires.

Se basant sur la position du squelette, l’équipe archéologique a déterminé que le défunt appartenait à la « culture de la céramique cordée ». S’étant répandue dans le nord de l’Europe entre le Néolithique tardif et l’âge du bronze (2900 à 2050 avant notre ère), elle se distinguait par la présence de motifs « en cordons » sur ses poteries.

Comme le précise le communiqué, ses schémas d’inhumation étaient quasiment immuables : hommes et femmes étaient enterrés en position fléchie, orientés vers le sud, les premiers étant placés sur le flanc droit et les secondes sur le gauche.

L’analyse du squelette de Gerstewitz, présentant précisément la disposition et l’orientation attendue, a révélé qu’il s’agissait d’un homme âgé d’environ 25 ans au moment de sa mort. De façon inhabituelle, ses restes ne reposaient pas sous un petit tertre funéraire, mais dans un « four néolithique », cavité traditionnellement utilisée pour cuire l’argile ou de la nourriture.

Un probable sacrifice

Si la fracturation de son crâne indique une fin violente, sa découverte au fond d’une fosse à cuisson et l’absence d’autres ossements ou artefacts évoque davantage un sacrifice humain qu’une mort intervenue sur un champ de bataille de l’âge du cuivre.

« Dans le cas des structures liées à la culture de la céramique cordée, il existe de nombreux exemples d’os de bovins et de canidés, indiquant que ces animaux servaient d’offrandes sacrificielles à des divinités inconnues », estime l’archéologue Oliver Dietrich. « De futures analyses devraient nous permettre d’en savoir plus sur le défunt et le contexte de sa mort. »

Bien qu’il ne s’agisse pas du premier squelette humain exhumé d’un four néolithique sur ce site préhistorique, le précédent exemple relevait de la culture de Salzmünde (3400 à 3050 avant notre ère).

L’an passé, la même équipe avait mis au jour à Gerstewitz 12 fosses encadrées par une structure défensive. À l’intérieur de celles-ci, scellées à l’aide des décombres d’habitations incendiées, les archéologues avaient découvert de nombreux os de chiens, des crânes humains et des pots en céramique intacts.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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