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Ce Néandertalien découvert en France semble avoir bénéficié de funérailles il y a 40 000 ans

Il s’agit de l’un des squelettes les plus complets de Homo neanderthalensis

Humains Neandertaliens
— Philip Lange / Shutterstock.com

De nouvelles datations d’un site néandertalien du sud-ouest de la France renforcent l’idée d’inhumations délibérées chez leurs populations européennes quelques siècles avant leur disparition.

Le site de la Ferrassie

Jusqu’à présent, les recherches s’étaient essentiellement concentrées sur un individu connu sous le nom de « La Ferrassie 8 », âgé de deux ans au moment de sa mort, intervenue il y a environ 40 000 ans. Outre des signes suggérant le placement intentionnel du squelette dans une fosse, sa tête était tournée vers l’est et son bassin vers l’ouest.

Une telle orientation semblait également concerner une partie des sept autres individus (comprenant des nourrissons) mis au jour dans cet abri sous roche de Dordogne. Mais les précédentes datations n’avaient pas permis d’établir précisément si ceux-ci avaient vécu à la même époque que le premier.

Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Journal of Archaeological Science, des chercheurs ont radiodaté des restes animaux provenant des mêmes couches sédimentaires que « La Ferrassie 1 », considéré comme l’un des squelettes néandertaliens les plus complets jamais découverts.

Plus précise, la nouvelle fourchette révèle que cet homme adulte vivait il y a entre 42 610 et 39 830 ans, appuyant l’idée que « La Ferrassie 8 » et « La Ferrassie 1 » aient pu appartenir à un même « complexe technoculturel », et par extension bénéficié de funérailles préhistoriques similaires. Dans ce cas, il s’agissait de la culture châtelperronienne, traditionnellement associée à des groupes néandertaliens évoluant dans l’ouest de l’Europe il y a entre 45 000 et 40 000 ans.

« La Ferrassie 1 » — © Thila Parg / Wikimedia commons

Traditions funéraires au long cours

Si les plus anciens indices de rites funéraires chez nos cousins disparus, découverts au Moyen-Orient, remontent à plus de 100 000 ans, les auteurs de la nouvelle étude rappellent que les preuves les plus solides de sépultures néandertaliennes proviennent de contextes châtelperroniens.

Sur la base des archives archéologiques et paléontologiques dont nous disposons, ces pratiques ne semblent s’être imposées en Europe qu’à la toute fin de l’ère néandertalienne. Les récentes datations suggèrent qu’elles concernaient des individus de tous âges, dans l’un des derniers bastions connus de l’espèce.

Précédemment, des chercheurs avaient découvert une quantité intrigante de restes animaux dans une grotte espagnole, suggérant une mystérieuse tradition néandertalienne ayant perduré des milliers d’années.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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