7 transformations corporelles extrêmes issues de traditions ancestrales

7 transformations corporelles extrêmes issues de traditions ancestrales

Certaines ethnies de la planète sont célèbres grâce à des traditions exceptionnelles et emblématiques. Des pieds bandés en Chine en passant par l’affûtage des dents en Indonésie, certaines de ces pratiques historiques et culturelles poussent à une transformation corporelle extrême.

 

LE LABRET, UN ORNEMENT PORTÉ SUR LA LÈVRE

Femme éthiopienne via Shutterstock
Femme éthiopienne via Shutterstock

L’ornement labial inférieur est appelé dhébé, et se pratique en Éthiopie sur la femme avant l’âge de 10 ans. Cette coutume fait suite à l’extraction des incisives inférieures, la lèvre est ensuite perforée pour laisser place à une cheville de bois. L’orifice est agrandi d’année en année par l’introduction de cylindres de plus en plus grands, jusqu’à la mise en place d’un grand disque d’argile décoré de gravures. On ne sait pas avec précision l’origine et la fonction de cette pratique.

Certains anthropologues prétendent que cette mutilation labiale avait pour but de rendre inesthétiques les femmes afin de les protéger des esclavagistes. De nos jours, la fonction serait uniquement symbolique puisque seules les femmes de rang élevé sont en droit de les porter. La taille du plateau est à la mesure de la dot exigée par la famille des jeunes filles à marier.

 

LA DÉFORMATION DU CRÂNE 

crane

La déformation volontaire du crâne est une pratique culturelle chez certains peuples, comme les Burgondes, les Huns ou certains peuples andins. L’os pariétal peut subir une déformation considérable, qui est par ailleurs irréversible, par bandage du crâne depuis l’âge de nourrisson jusqu’à la fin de l’adolescence. Cette coutume, pratiquée à des fins esthétiques, est détectable sur les squelettes d’Asie centrale du Ier siècle. Elle gagne l’Europe centrale vers le Ve siècle avec la migration des Huns, et se manifeste également dans les sépultures de Goths, d’Alamans, d’Avares, de Thuringiens, de Burgondes et de Francs.

 

LE REPASSAGE DE LA POITRINE NAISSANTE 

Une femme et son bébé au Cameroun via Shutterstock
Une femme et son bébé au Cameroun via Shutterstock

C’est une coutume qui sévit principalement dans les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment au Cameroun et au Nigéria. Cette pratique consiste à « repasser » la poitrine naissante des jeunes filles à l’aide d’objets brûlants tels que des pierres dans le but de ralentir ou mettre un terme au développement mammaire des victimes. D’après l’IRESCO, les principaux auteurs de cette pratique sont les mamans dont le but principal est de protéger leurs filles. Cette coutume a pour but de lutter contre les grossesses précoces, l’arrêt prématuré du cursus scolaire et de les protéger des agressions sexuelles. Le repassage des seins aurait pour objectif de rendre les jeunes femmes moins attirantes aux yeux des hommes.

 

LA COUTUME DES PIEDS BANDÉS EN CHINE

pied-bande

La coutume des pieds bandés fut pratiquée en Chine du Xe jusqu’au début du XXe siècle sur les filles et jeunes femmes issues des classes sociales favorisées, avant de s’étendre à une part plus large de la société chinoise. Au fil du temps, la pratique s’est poursuivie dans la clandestinité, parallèlement à l’émergence de sociétés progressistes dont les membres s’engageaient à ne plus bander les pieds de leurs filles et à ne pas marier leurs fils à des femmes aux pieds bandés. L’interdiction fut réellement effective après 1949, sous la République populaire de Chine.

Le mur de Berlin, “Mur de la honte”, qui a séparé des familles pendant 28 ans, a été construit en une nuit le 12 août 1961.

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