Régulièrement, les chercheurs du MIT innovent et démontrent à quel point la science et la technologie peuvent être fascinantes. Aujourd’hui, les signaux électromagnétiques ne sont que de passage à travers votre smartphone, ordinateur ou tablette, notamment dans le but de lui fournir une connexion internet. Mais pour ces chercheurs, une autre fonction ultra pratique pourrait bien voir le jour : la recharge via le Wi-Fi. Explications.

 

Une alternative aux piles ?

C’est un des champs de recherche qui passionnent désormais ces scientifiques. Être capable de trouver une alternative aux piles ultra polluantes serait une avancée majeure. Toujours à la recherche de solutions pour alimenter les appareils portables, ou même médicaux de petites tailles, ces signaux Wi-Fi pourraient bien représenter le futur des chargeurs, sous une toute nouvelle forme. En somme, ce serait par l’intermédiaire d’un nouvel appareil capable de capter le Wi-Fi et de le convertir en électricité, utilisable.

La technologie pour construire ces dispositifs se nomme d’ailleurs rectenna (ou antenne redresseuse), et elle existe depuis quelque temps déjà. L’avancée que nous tenons à vous proposer à travers cet article est le fait que dorénavant, c’est la première fois qu’une rectenna flexible est capable de générer une quantité d’électricité pratique et utilisable. C’est dans la revue Nature que les chercheurs ont publié leurs résultats, porteurs d’espoirs.

De plus, leur nouvelle utilisation pratique n’est pas la seule grande avancée : en effet, ces rectennas sont également les premiers modèles à se montrer économiques, et l’on pourrait tout à fait lancer une production à grande échelle. Pour le moment, la technologie n’est pas suffisamment développée pour lancer au grand public des modèles à faible coût et capable d’alimenter des batteries de portable ou d’ordinateurs. Cependant, pour des dispositifs plus légers tels que des lumières LED ou les circuits d’un petit appareil, c’est tout à fait possible.

Pixabay

Important pour le futur

Les chercheurs se montrent très confiants et souhaitent montrer tout le pouvoir que cette découverte peut susciter. Ils parlent même de transformer la société. Et ce n’est pas tellement faux de le penser, puisque cette dernière est de plus en plus digitalisée, sous l’impulsion d’un nombre croissant de périphériques fonctionnant sous des systèmes de charges.

« Et si nous pouvions développer des systèmes électroniques qui entourent un pont ou couvrent une autoroute entière, ou encore les murs de notre bureau, et apportons l’intelligence électronique à tout ce qui nous entoure ? », a demandé Tomás Palacios, ingénieur du MIT et informaticien qui a travaillé sur le projet. Très ambitieux, les chercheurs estiment que cela se fera au mieux à moyen terme.

Les Smartphones à la batterie sans fil passionnent de plus en plus constructeurs & publics, et constituent un nouveau marché très lucratif et actif pour ce genre d’industrie. La recherche décrite ici va complètement dans ce sens. Lors d’expériences, l’appareil des chercheurs peut produire environ 40 microwatts d’énergie lorsqu’il est exposé aux niveaux de puissance classiques des signaux Wi-Fi (environ microwatts). Dans la pratique, c’est plus que suffisant pour fournir l’énergie nécessaire à l’éclairage d’un écran mobile, par exemple.

Mais comme rapidement évoqué ci-dessus, une autre application pourrait également découler de cette découverte : les dispositifs médicaux. Utilisable à travers le monde entier, ils consomment jour et nuit des quantités astronomiques d’énergie et leur fournir une solution de remplacement, plus pratique et fonctionnelle, serait une avancée gigantesque dans le domaine de la science.

Également, les chercheurs commencent à produire des pilules pouvant être avalées par les patients, et ces dernières, connectées, fournissent d’importantes données médicales relatives à la santé de l’utilisateur. Le tout est ensuite envoyé sur un ordinateur via le sans fil, pour dresser un diagnostic complet. Si ces techniques sont utilisées, l’idéal serait d’enlever les batteries comprises, car si le lithium a une défaillance, la santé du patient est en danger. Et c’est là que la découverte des chercheurs du MIT tient son importance.

Dans tous les cas, ce système est encore en développement, et il faudra attendre quelques années avant de le voir proposé au grand public. L’équipe de chercheurs prévoit cependant de construire des systèmes plus complexes et d’améliorer son efficacité le plus rapidement possible.

Pixabay

COMMENTEZ

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de