Assia Djebar
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Assia Djebar

Pour finir, prenons le temps de parler d’Assia Djebar. De son vrai nom Fatima-Zohra Imalayène, elle est née le 30 juin 1936 à Cherchell, en Algérie. Elle est une femme de lettres algérienne d’expression française. En 1955, elle est admise à l’École normale supérieure de Sèvres. Une première pour une femme musulmane. C’est à la fin des années 1950 qu’elle publie ses premiers romans : La Soif en 1957 et Les Impatients en 1958. Par la suite, elle étudie et enseigne l’histoire moderne contemporaine du Maghreb à la faculté des lettres de Rabat, au Maroc. Elle retourne en Algérie en 1962, l’année de l’indépendance, afin d’enseigner l’histoire et la philosophie à l’université d’Alger. Ce n’est qu’en 1965 qu’elle revient en France. En 1974, elle sort son premier long-métrage semi-documentaire, La Nouba des femmes du mont Chenoua. Dans celui-ci, elle interroge la mémoire des paysannes sur la guerre. Autre œuvre marquante d’Assia Djebar : le recueil de nouvelles Femmes d’Alger dans leur appartement sorti en 1990 qui dépeint le rôle des Algériennes au lendemain de la guerre pour l’indépendance. En 1980, elle retourne définitivement à Paris. Au total, elle a réalisé deux films et publié plus d’une vingtaine d’œuvres traduites en 21 langues. Des travaux qui lui valent plusieurs distinctions : le prix de la critique internationale à la Biennale de Venise en 1979, le prix littéraire Liberatur de Francfort en 1989, chevalière de la légion d’honneur et commandeure de l’ordre des arts et des lettres, représentante de l’émigration algérienne au Conseil d’administration du Fonds d’action sociale en 1983, élue à l’Académie française en 2005. Assia Djebar décède le 6 février 2015. 

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Alain FROMENT

Il est grotesque de considérer Solitude ou les Nardal comme des migrantes