météorite vomir
© Claire H / Wikimedia Commons

La météorite Lafayette fait partie des rares roches martiennes trouvées sur Terre. Celle-ci a été trouvée dans une collection de roches de l’université Purdue, dans l’Indiana, aux États-Unis, en 1929. Cependant, personne ne sait comment elle s’est retrouvée dans cet établissement.

Du déoxynivalénol a été trouvé sur la roche

La roche a été identifiée comme une météorite par O. Farrington en 1931. Comme elle avait de nombreuses similitudes avec la météorite Nakhla, qui est tombée en Égypte en 1911, elle a été classée comme une nakhlite. En 1935, le collectionneur de météorites Harvey Nininger a indiqué que la roche avait été découverte par un étudiant noir de l’université dans un étang alors qu’il pêchait. Cependant, il n’avait aucune preuve pour que son récit soit officialisé.

En 2019, une équipe scientifique dirigée par Áine O’Brien, planétologue à l’université de Glasgow, en Écosse, a ainsi décidé d’étudier la roche afin de percer ses mystères. Un petit échantillon a été analysé avec un spectromètre pour en savoir plus sur ses composants. Les chercheurs ont ainsi relevé la présence de déoxynivalénol, une toxine synthétisée par des champignons microscopiques du genre Fusarium, sur la roche. Celle-ci provoque des maladies lorsqu’elle est ingérée par les humains et les animaux.

Des indices sur la découverte de la roche

Un collègue d’O’Brien ayant travaillé sur l’histoire de la météorite Lafayette a indiqué que le déoxynivalénol a sans doute contaminé la roche lorsque celle-ci s’est écrasée sur la surface terrestre. En sollicitant l’aide des chercheurs des départements d’agronomie et de botanique de l’université Purdue, les auteurs de l’étude ont ensuite pu déterminer que le champignon à l’origine de cette toxine était très répandu dans l’Indiana en 1919 et en 1929.

Ils ont ensuite mené des recherches sur les récits impliquant des boules de feu dans la région pendant cette période. Ils ont retenu deux observations pouvant correspondre à la chute de la météorite. Celles-ci ont eu lieu en 1919 et en 1927. En se basant sur ces dates, les archivistes de l’université Purdue ont étudié les dossiers des étudiants noirs présents à l’université à ces moments.

Au final, quatre étudiants, à savoir Julius Lee Morgan, Clinton Edward Shaw, Hermanze Edwin Fauntleroy et Clyde Silance, correspondaient aux critères de recherche. D’après les scientifiques, l’un d’entre eux a probablement rapporté la météorite à l’université.

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