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La sclérose en plaques reste l’une des maladies les plus difficiles à gérer, autant pour les patients que pour les soignants. Mais il pourrait y avoir un moyen de prévenir cette terrible maladie : un médicament contre le VIH. Une étude a révélé que ce médicament peut réduire le risque de développer la sclérose en plaques de plus de 70 %.

Qu’est-ce que la sclérose en plaques ?

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique chronique et souvent invalidante qui affecte le système nerveux central, perturbant le flux d’informations entre le cerveau et le corps. Elle se caractérise par un large éventail de symptômes qui peuvent varier considérablement selon les individus, ce qui en fait une affection complexe à diagnostiquer et à gérer. La SEP survient lorsque le système immunitaire attaque par erreur l’enveloppe protectrice des fibres nerveuses – appelée myéline – entraînant une inflammation, des lésions et, dans certains cas, la formation de tissu cicatriciel.

Ces dommages perturbent la transmission des signaux nerveux, entraînant des symptômes tels que de la fatigue, de la faiblesse musculaire, des troubles de la coordination, des problèmes de vision et des difficultés de sensation, de cognition et de régulation de l’humeur. Jusqu’à présent, les scientifiques ignorent la cause exacte de cette maladie. De même, il n’existe aucun remède contre la sclérose en plaques. Cependant, il existe divers traitements qui visent à gérer les symptômes, à ralentir la progression de la maladie et à améliorer la qualité de vie des personnes touchées.

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Un espoir pour les patients à risque pour la sclérose en plaques

Dernièrement, les scientifiques se sont même penchés sur des traitements qui pourraient permettre de prévenir la sclérose en plaques. Étonnamment, l’un de ces traitements se base sur un médicament initialement conçu pour l’infection au VIH. Plusieurs études de cas ont en effet montré que des personnes souffrant à la fois d’une infection au VIH et de sclérose en plaques ont vu une régression des symptômes de leur SEP en commençant un traitement antirétroviral contre le VIH. Dans une nouvelle étude – qui a été publiée dans la revue Annals of Neurology – une équipe internationale de chercheurs a mené des recherches plus approfondies sur ce sujet.

Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé de vastes bases de données sur la santé de la population et des registres cliniques sur le VIH et la SEP. Ils ont suivi les personnes séropositives à partir du moment où elles ont reçu un diagnostic d’infection au VIH. Les chercheurs ont notamment recherché si des patients atteints de VIH avaient développé une SEP depuis leur diagnostic. Finalement, le taux de nouveaux cas de SEP chez les personnes séropositives a été comparé au taux de nouveaux cas dans la population générale. En tout, l’étude a suivi plus de 29 000 personnes séropositives sur une période d’environ dix ans.

Au cours de cette période, seules 14 personnes séropositives ont développé une SEP. Cela représente 47 % de cas de moins par rapport à la population générale. En examinant spécifiquement les personnes qui avaient pris des médicaments antirétroviraux, il a été constaté qu’il y avait une réduction de 45 % de cas de SEP. Autrement dit, il y avait un risque réduit de développer la SEP chez les personnes séropositives ayant suivi un traitement antirétroviral. Le risque de SEP était plus réduit chez les femmes, avec une réduction de 72 %.

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