
Le rover Curiosity a photographié une série de caractéristiques géologiques semblables à d’énormes écailles de reptiles fossilisées. S’il ne s’agit pas des premiers exemples documentés sur Mars, leur abondance interroge.
Reptiles martiens
Les nouvelles images ont été prises courant avril, alors que l’astromobile de la NASA se dirigeait vers Antofagasta. Une structure d’impact d’environ 10 mètres de diamètre, située sur les contreforts du mont Sharp, lui-même dans le cratère géant Gale. Proche de l’équateur martien, cette région est réputée pour la diversité de ses formations rocheuses, à même d’éclairer le passé géologique et climatique de notre voisine.
Selon Kevin M. Gill, membre du Jet Propulsion Laboratory ayant partagé les derniers clichés, la densité de ces « écailles de dragon », s’étendant sur « des mètres et des mètres », peut à ce stade difficilement être expliquée.
« Un certain nombre des roches dans les régions traversées par Curiosity présentaient cette texture intrigante en nid d’abeille, avec des milliers de polygones s’entrecroisant », détaille Abigail Fraeman, également du JPL. « Mais elles semblaient nettement moins abondantes. »
Dans ces précédents cas, elles avaient été liées au séchage rapide de boue humide ou au déplacement de cristaux de glace sous la surface martienne, mais l’échelle inédite de celles récemment documentées suggère la contribution d’autres mécanismes. La future analyse des données chimiques collectées par Curiosity pourrait permettre d’éclairer leur formation.

Paréidolie
Depuis son arrivée sur la planète rouge en 2020, Perseverance, « petit frère » de Curiosity, a également imagé toute une série de caractéristiques aux contours évocateurs.
Connu sous le nom de paréidolie, ce phénomène implique que notre cerveau associe naturellement certaines formes vagues à des éléments et objets récurrents de notre quotidien.
Parmi elles, un visage mécontent, un aileron de requin accompagné d’une pince de crabe, ainsi qu’un improbable chapeau extraterrestre.