Provoqué par une anomalie génétique extrêmement rare, le syndrome de Williams rend les individus qui en sont atteints incroyablement sociables et attachants. Mais cette maladie qui touche environ une personne sur 10 000 dans le monde induit également d’importants problèmes physiques et mentaux. Explications.

 

Une tendance à aller très facilement vers les autres

Souvent considéré comme « le contraire de l’autisme », bien que certains symptômes leur soient communs, le syndrome de Williams se traduit notamment par une hyper-sociabilité caractéristique. Les personnes touchées par cette anomalie génétique ont tendance à être incroyablement affectueuses et confiantes, et il n’est pas rare que les enfants se montrent extrêmement tactiles et expriment une grande tendresse à l’égard de personnes qu’ils n’avaient jamais rencontrées auparavant. Bien entendu, chaque individu est différent, et la plupart d’entre eux apprennent à maîtriser ce comportement social pouvant être considéré comme excessif lorsqu’ils grandissent.

Causé par une minuscule anomalie génétique (caractérisée par la perte d’un petit fragment de chromosome), le syndrome de Williams se traduirait notamment par une production d’ocytocine, aussi appelée « hormone de l’amour », largement supérieure à la moyenne, et un fonctionnement anormal de l’amygdale, partie du cerveau impliquée dans le traitement des signaux sociaux. Ce qui expliquerait pourquoi la plupart des personnes en étant atteintes ont tendance à être extrêmement sociables et expressives, et se montrent très peu méfiantes à l’égard des inconnus. Il a également été démontré que les enfants touchés par ce syndrome présentaient souvent une forte attirance et des aptitudes pour la musique.

 

Un exemple inspirant pour beaucoup d’entre nous

Si les parents d’enfants atteints du syndrome de Williams sont nombreux à témoigner de l’incroyable joie de vivre et de l’affection qu’ils leur apportent au quotidien, cette maladie induit malheureusement de nombreux problèmes physiques et mentaux : malformations cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques, hypersensibilité auditive et retards de développement. En moyenne, le QI des personnes atteintes du syndrome de Williams se situe entre 50 et 60, et elles éprouvent généralement de grandes difficultés à développer des pensées abstraites. Peut-être plus déchirant encore, il leur est souvent difficile de nouer des amitiés durables, ce à quoi ces dernières aspirent pourtant profondément.

Reste que la tendresse et l’amour qu’elles témoignent quotidiennement à leur entourage et aux personnes qu’elles rencontrent constituent un véritable exemple pour beaucoup d’entre nous. Comme le souligne Terry Monkaba, membre de la Williams Syndrom Association : « Cette tendance à aller spontanément à la rencontre des autres sans aucun apriori, cette façon de ne voir que la bonté chez autrui, est quelque chose de particulièrement inspirant. Avec les soins et le soutien adaptés, ces personnes peuvent vivre une vie longue et heureuse, en répandant la joie autour d’elles et en faisant ressortir ce qu’il y a de meilleur en nous ».

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Joanne Chouinard

Bonjour je suis la mère de Jean Michel il est aussi merveilleux il a 36 ans maintenant