Dans une petite commune au nord de Rennes, le maire a annoncé prendre un arrêté qui va, à terme, interdire l’utilisation de pesticides à moins de 150 m des habitations. Une mesure forte qui montre la volonté d’atteindre de multiples objectifs environnementaux et écologiques. Un exemple à suivre.

Une interdiction radicale des pesticides

Pris le samedi 11 mai 2019, cet arrêté municipal condamnera l’usage de produits phytos à une distance inférieure à 150 m de « toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel ». L’ensemble a évidemment pour but de protéger la santé des habitants, devant le manque d’études concrètes sur l’impact catastrophique que pourrait avoir une exposition trop longue des habitants aux pesticides.

Le maire souhaite se montrer ferme, puisqu’aucune dérogation ne sera accordée, et des formulaires de plaintes pré-remplies seront distribués aux habitants, afin d’encadrer correctement la bonne application de ce décret. Les habitants ont donc un moyen facilité de porter plainte auprès d’un procureur de la république, et le maire entend bien tirer profit de cette vigilance.

Cet arrêté municipal prendra place sur l’ensemble du territoire communal. Il faut savoir que la petite commune de Langouët ne comporte qu’un peu plus de 600 habitants, ces derniers étant dispersés géographiquement. Ainsi, interdire les pesticides à moins de 150 m d’une habitation, revient à les interdire sur une très large majorité du territoire.

Un nouveau coup d’éclat pour cette commune

La petite commune de Langouët n’en est pas à son premier coup d’essai en matière d’écologie. Le Daily Geek Show vous rapportait il y a quelque temps que le village était en passe d’atteindre l’autonomie alimentaire, et nous saluions déjà l’approche écologique de la commune.

Aujourd’hui, avec le collectif « Nous voulons des coquelicots », le conseil municipal s’est réuni et a décidé de mettre en place cette interdiction. Dans la vidéo ci-dessous, le maire appelle à une réaction générale : « J’invite à la fois les collectifs d’habitants à se mobiliser et à essayer de convaincre leur commune du bien-fondé de leurs actions, mais également à mes collègues maires de se dire que le soutien à cette initiative, c’est aussi un soutien très important à la transition écologique. »

Il faudra encore passer outre les obstacles juridiques, puisque la préfecture peut remettre en cause la décision de la commune, en la faisant passer devant le tribunal administratif. De plus, les syndicats des agriculteurs étudient actuellement les recours possibles, en avançant que « leurs méthodes de culture n’ont pas à être imposées par les riverains ».

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