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Ce mois de juin 2019 fut riche en émotion pour les footballeuses (parfois aspirantes), qui virent la tenue en France de la 8e Coupe du monde de foot féminin et qui fut remportée une fois de plus par les Etats-Unis. La veille de la finale, le président Emmanuel Macron a tenu à appeler à une mobilisation générale contre ce fléau des stades, l’homophobie.

Dans cette interview donnée à Francetvinfo avant la finale de la Coupe du monde, Emmanuel Macron a affiché son soutien complet à Roxana Maracineanu, ministre des Sports, et à son combat contre le sexisme, l’homophobie et le racisme dans les stades. Cette dernière a fait une proposition au gouvernement : mettre fin aux matchs en cas de cris racistes, sexistes et homophobes lors du jeu.

Roxana Maracineanu s’était en effet insurgée contre les chants homophobes qu’elle avait pu entendre au dernier classico entre l’OM et le PSG, auquel elle avait pu assister fin mars. Des supporters parisiens avaient assimilé les joueurs marseillais à des “pédés”, des “enculés”.

Selon Emmanuel Macron, “On ne peut pas s’habituer à l’homophobie ou au racisme sous prétexte qu’on est dans un stade de foot. Il n’y a aucun sport dont l’ADN, les racines ou l’esprit, sont des discours de haine. On se bat partout dans la société contre l’homophobie et le racisme et on l’accepterait dans les stades ? Bien sûr que non ! » Les principaux détracteurs de cette mesure affirment que ce genre de cris fait partie du folklore footballistique ; ainsi, prononcées dans le contexte du stade, les injures homophobes, sexistes et racistes seraient plus tolérables. Pour Emmanuel Macron, cet argument n’est pas valable puisque être supporter dans un stade, cela s’apprend : il faut donc militer et éduquer la jeunesse en faveur d’un comportement approprié dans le cadre du stade, et l’initier à la culture du sport

“On peut changer la culture des supporters et rien ne devrait nous faire dire que c’est une culture de haine. On trouve normal que dans nos écoles, les classes emmènent les enfants voir du théâtre et on ne leur apprend pas à aller regarder du sport. Cela s’apprend d’être supporter ! Il faut une mobilisation de tous, arbitres, présidents, joueurs. (…) Antoine Griezmann s’est beaucoup engagé, il donne le bon exemple. »

Ce dernier, qui s’est beaucoup exprimé contre l’homophobie dans le monde du sport, a fait fin mai la une du magasine Têtu, où il clamait haut et fort : “Maintenant, ça suffit !”

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