kangourous
— structuresxx / Shutterstock.com

Les différentes créatures de la nature peuvent faire preuve d’une grande ingéniosité. Les animaux, en particulier, peuvent avoir recours à des stratagèmes étonnants pour survivre. C’est le cas des kangourous femelles qui peuvent former des « clubs de mères » pour assurer leur sécurité ainsi que celle de leurs petits.

Les kangourous, des animaux très sociaux

Originaires d’Australie, les kangourous sont des marsupiaux fascinants connus pour leur locomotion sautillante distinctive et leurs habitudes de vie uniques. Ce sont des animaux qui vivent généralement en groupes de taille et de composition variables en fonction de l’espèce et des facteurs environnementaux. Ainsi, si tous les kangourous sont des animaux sociaux, c’est particulièrement vrai en ce qui concerne les femelles, surtout pour celles qui ont déjà des petits.

Ces dernières vivent dans des groupes sociaux très unis qui font penser à un club de mamans. Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney ont essayé de décrypter ce comportement. Selon les résultats de l’étude publiée dans la revue Animal Behaviour, ces clubs de mamans kangourous fonctionnent comme des programmes de surveillance de quartier qui aident le groupe à protéger ses membres et leurs petits des prédateurs comme les renards et les dingos, mais aussi des mâles turbulents.

kangourou
― LCAT Productions / Shutterstock.com

Un comportement dont les mystères sont longtemps restés cachés

Si la compréhension de ce comportement particulier des mamans kangourous a tant tardé, c’est parce que les kangourous sont des animaux difficiles à observer et à étudier. En effet, contrairement à d’autres animaux comme les cerfs ou les koalas, il est très difficile de piéger et marquer les kangourous. Grâce à la technologie moderne, les scientifiques ont cependant pu se reposer sur l’intelligence artificielle pour étudier les kangourous avec plus de précisions. En effet, les oreilles des kangourous ont une forme distincte pour chaque individu.

Ainsi, les chercheurs se sont focalisés sur les oreilles de ces marsupiaux pour pouvoir identifier chaque individu dans un groupe de kangourous. L’équipe a utilisé ces identifications pour cartographier le réseau social de chacun des 150 individus observés dans le groupe au cours de six années. À partir de cette analyse, ils ont établi un « score social » basé sur le nombre de kangourous auxquels ils étaient associés. Il a été constaté que les kangourous accompagnés de petits étaient en moyenne deux fois plus connectés socialement que les autres kangourous.

Les chercheurs ont également découvert que les femelles qui obtenaient les scores les plus élevés étaient également celles qui finissaient par garder les mêmes amis année après année. « Cela a fini par ressembler un peu à un groupe de mamans de banlieue », a déclaré Nora Campbell, auteure principale de l’étude. Ces résultats ont quelque peu surpris les chercheurs, car d’autres études ont montré que certaines mamans kangourou avaient tendance à être antisociales. D’après les chercheurs, ce comportement social étonnant pourrait être lié à l’environnement et la présence de prédateurs plus dangereux.

S’abonner
Notifier de
guest

0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments