― Karasenko Max / Shutterstock.com

De plus en plus de signes indiquent une reprise dans la pandémie de coronavirus en France. Autre problématique : les jeunes sont davantage pointés du doigt que lors du pic du mois de mars dernier. Face à cette situation, les médecins appellent plus que jamais au respect des gestes barrières afin de limiter au mieux la propagation du virus. 

Les jeunes pointés du doigt

Alors que les signaux d’un second pic épidémique s’affirment de plus en plus en France, les jeunes sont désormais en première ligne face au coronavirus. Dans une interview, réalisée ce samedi 25 juillet auprès du Parisien, Olivier Véran a appelé à la “vigilance des moins de 35 ans face à la circulation de la Covid-19 en France. Lors des campagnes de dépistage massif, on remarque que les patients sont jeunes, plus jeunes que lors de la précédente vague. Le taux d’asymptomatiques est, lui, extrêmement élevé. C’est le cas particulièrement en Île-de-France où l’on voit arriver des jeunes qui ont été infectés sans qu’on sache comment.”

En effet, la saison estivale bat son plein malgré l’épidémie et nombreux sont les Français, majoritairement les jeunes, à se rendre dans les bars ou bien à se réunir à plusieurs. Les moments festifs l’emportent alors sur la prudence et le respect des gestes barrières. “C’est compliqué, on a envie de profiter… Mais je pense quand même à mes proches, aux personnes vulnérables”, a par exemple rapporté une jeune fille en vacances à Lacanau à LCI. Une pointe de prise de conscience de la part de cette jeune fille, qui n’est malheureusement pas le cas pour tous les jeunes. En plus de cela, nombreux sont ceux qui affirment que les distanciations sociales sont compliquées et rares sont ceux qui portent leur masque en cas de regroupement. 

Je comprends parfaitement leur besoin de changer d’air et de souffler” mais “j’appelle la jeunesse pour qu’elle soit vraiment vigilante”, a averti Olivier Véran. Le ministre de la Santé a également souligné qu’en “Catalogne, beaucoup de jeunes étaient contaminés et le virus a fini par se propager dans la population”. 

Les jeunes ne sont pas épargnés

Les jeunes ne sont pas épargnés. Ils peuvent faire des formes graves, avoir des séquelles tardives et prolongées ou ils peuvent être très fatigués durant plusieurs mois”, a alerté à son tour le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Eric Caumes. Un fait bien plus que réel qui est malheureusement ignoré par beaucoup de jeunes. 

Autre crainte de la part des autorités : la contamination des jeunes vers les personnes vulnérables. “Le plus grand risque est le suivant : ces jeunes vont retrouver leurs familles et transmettre le virus à leurs proches vulnérables”, a expliqué Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches. 

Mais comment comprendre cette hausse des contaminations parmi les jeunes ? “Sans doute que les personnes vulnérables et âgées ont conservé un niveau de prudence élevé alors que les jeunes, eux, font moins attention. L’augmentation du nombre de tests conduit nécessairement à une hausse des cas détectés”, a ajouté Olivier Véran. 

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FirstClaude VILADOMATde simple bon sens !Taz73 Auteurs de commentaires récents
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Gik5urfer
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Gik5urfer

Peut-être le plus inquiétant : « Le taux d’asymptomatiques est, lui, extrêmement élevé. »

de simple bon sens !
Invité
de simple bon sens !

Scénario identique à la pandémie de « grippe espagnole »…. 1918-1919-1920 ! Début pandémie au printemps 1918 …. ensuite le virus se répand à « bas bruit » durant la période estivale ( les citoyens ont un meilleur moral et une meilleur immunité à la belle saison)…. puis « retour du bâton » à la mauvaise… Lire la suite »