— Pavel Heyets / Shutterstock.com

De nombreux gouvernements et organismes attachent une attention particulière au taux d’ondes électromagnétiques émis par les appareils mobiles. En effet, bien que jusqu’ici, aucun lien probant n’ait été tissé entre un taux élevé d’ondes électromagnétiques émis par un smartphone et le développement d’un cancer ou d’une autre maladie, les pays comme la France et les États-Unis ont limité le rayonnement de radiofréquence à 2 W/kg en France et de 1,6 W/kg aux Etats-Unis.

Aux États-Unis, la Commission fédérale du commerce (FCC) impose aux firmes technologiques comme Apple de faire tester un de leurs appareils, et voir s’il correspond aux normes américaines, avant que des millions de modèles de cet appareil ne soient commercialisés. La méthode utilisée en laboratoire pour effectuer ce test ne repose que sur un seul appareil.

Toutefois, alors qu’on sait actuellement que l’iPhone 11 est en vente – et par déduction, qu’il a passé le test de la FCC avec brio –, un laboratoire indépendant RF Exposure Lab a tenu à tester le smartphone et a révélé que l’iPhone 11 Pro émet deux fois plus de rayonnement de radiofréquence que ce qu’autorise la loi américaine. Les tests du laboratoire démontrent effectivement que l’iPhone émet 3,8 W/kg d’ondes électromagnétiques.

Le rapport du laboratoire relève également que l’échelle de mesure de la FCC est désuète car vieille de 25 ans et qu’il faudrait la mettre à jour pour correspondre aux utilisations actuelles des appareils émettant des radiofréquences. Si, par exemple, dans les années 90, les bippeurs se portaient à la ceinture, aujourd’hui, nous mettons nos appareils mobiles dans nos poches ou les tenons régulièrement à la main – donc plus près de la peau.

Reste à savoir ce qu’Apple répondra à ce rapport et comment la FCC agira à l’avenir pour mieux contrôler les entreprises technologiques et protéger les consommateurs de manière proactive.

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