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Des milliers de souris dans les rues, les granges et jusque dans les armoires. Ces scènes ne sont pas tirées d’un film catastrophe, mais actuellement vécues par les habitants de plusieurs États de l’est de l’Australie.

« Cette infestation est probablement le résultat d’une récolte de céréales exceptionnelle »

Décrite comme un « fléau absolu » par de nombreux observateurs, cette frénésie de rongeurs est actuellement considérée comme la plus grave vécue par les habitants du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud depuis des décennies. Si une telle prolifération impacte évidemment les agriculteurs locaux en décimant leurs récoltes, de nombreux commerces ont également été contraints de fermer leurs portes.

Comme le rapporte The Guardian, une épicerie située dans une petite ville au nord de Sydney a estimé avoir attrapé jusqu’à 600 souris par nuit, les chambres de plusieurs hôtels se sont retrouvées envahies de rongeurs, tandis que trois personnes se sont rendues à l’hôpital après avoir subi d’importantes morsures.

« Cette infestation est probablement le résultat d’une récolte de céréales exceptionnelle, qui a attiré davantage de souris affamées, et de façon plus précoce, dans les fermes de la région », a estimé Steve Henry, chercheur au CSIRO (l’agence scientifique nationale australienne). « Elles commencent à se reproduire plus tôt dans la saison et, en raison de l’abondance de nourriture et d’abris, le font sur une période plus longue, du début du printemps jusqu’à l’automne. »

Les locaux ont réagi en posant des pièges supplémentaires, tandis qu’un agriculteur du Queensland a récemment obtenu l’autorisation d’utiliser des drones pour larguer des appâts empoisonnés sur les rongeurs.

Jusqu’à 500 rejetons par saison pour un seul couple reproducteur

Mais en dépit de ces efforts, le fléau ne fait probablement que commencer, compte tenu du rythme rapide de reproduction des souris : un seul couple reproducteur peut en effet produire une nouvelle portée toutes les trois semaines environ, donnant naissance à plus de 500 rejetons en l’espace d’une seule saison.

« Une femelle mature se reproduisant tous les 20 jours, sa progéniture s’accumule à un rythme effréné et c’est précisément ce qui est en train de se passer », s’est désolé Alan Brown, agriculteur de la ville de Wagga Wagga, en Nouvelle-Galles du Sud.

En plus de représenter une importante nuisance pour les habitants et une menace pour les exploitations agricoles, commerces et entreprises, les invasions de souris peuvent également être vectrices de maladies, comme l’avait révélé un rapport du gouvernement du Queensland en 1998.

« Les [agents pathogènes] les plus courants sont peut-être les bactéries Salmonella qui peuvent être propagées par une série d’espèces animales (y compris les humains) », est-il indiqué. « La bactérie est généralement transmise à l’Homme par des aliments contaminés par de l’urine ou des excréments infectés, et peut provoquer une gastro-entérite aiguë. »

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