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— Charoen Krung Photography / Shutterstock.com

La consommation d’insectes est une pratique alimentaire courante dans de nombreuses régions du monde. Et même si cela peut paraître dégoûtant pour certaines personnes, la consommation d’insectes a divers bienfaits pour la santé. Une nouvelle étude a notamment montré que cela a des effets bénéfiques sur le métabolisme.

Les avantages généraux de la consommation d’insectes

Autrefois considérés comme une simple curiosité, voire un tabou culinaire dans de nombreuses cultures occidentales, les insectes sont désormais de plus en plus reconnus comme une source de bienfaits nutritionnels et écologiques. En effet, la consommation d’insectes, également connue sous le nom d’entomophagie, offre une multitude d’avantages qui en font un choix alimentaire de plus en plus populaire et durable. Il faut reconnaître que les insectes sont hautement nutritifs, puisqu’ils sont riches en protéines, vitamines, minéraux et graisses saines.

Les insectes sont également des aliments bien plus respectueux de l’environnement que d’autres sources de protéines issues de l’élevage traditionnel. Ils ont besoin de beaucoup moins de terre, d’eau et de nourriture pour produire la même quantité de protéines que le bétail traditionnel comme les vaches ou les porcs. Dans l’ensemble, l’incorporation d’insectes dans notre alimentation favorise non seulement la santé et le bien-être personnel, mais offre également une solution prometteuse à certains des problèmes urgents liés à la production alimentaire et à la durabilité environnementale.

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― nicemyphoto / Shutterstock.com

Comment la consommation d’insectes affecte le métabolisme ?

En ce qui concerne les bienfaits personnels de la consommation d’insectes, une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de l’université de Washington à Saint-Louis a montré que l’entomophagie pouvait avoir des effets bénéfiques sur le métabolisme. Plus précisément, selon les résultats de l’étude publiée dans la revue Science, la coquille des insectes contient des nutriments qui peuvent améliorer le métabolisme des mammifères. Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs ont réalisé une expérience avec des souris.

Ils ont nourri les souris avec un régime riche en graisses et en chitine, un composé polysaccharide présent en abondance dans les exosquelettes d’insectes, les coquilles de crustacés et les champignons. Les scientifiques ont constaté que ce régime alimentaire a entraîné une distension de l’estomac de l’animal, déclenchant une réponse immunitaire spécialisée. Cela a notamment conduit à la production d’une enzyme intestinale unique appelée AMCase qui est nécessaire à la digestion de la chitine.

De plus, cela a également entraîné l’activation des cellules qui régulent les tissus adipeux. C’est important dans la mesure où les mammifères ne produisent généralement pas d’enzymes suffisamment puissantes pour décomposer les polysaccharides volumineux qu’ils consomment, mais la chitine semble faire figure d’exception. Dans l’ensemble, le groupe de souris nourries avec une alimentation riche en graisse et en chitine présentait des activités métaboliques améliorées par rapport au groupe témoin de souris nourries avec un régime riche en graisses, mais sans chitine.

Pour approfondir leur compréhension de ce mécanisme, les chercheurs ont altéré la capacité de certaines souris à produire l’enzyme AMCase et ainsi à digérer la chitine. Ils ont ensuite soumis les souris à un régime riche en graisses et en chitine. Il a été constaté que les souris incapables de digérer la chitine ont montré une résistance à la prise de poids. Les chercheurs ont aussi noté une augmentation du niveau de cellules lymphoïdes impliquées dans la régulation des tissus adipeux. En bref, la chitine semble avoir un effet des plus bénéfiques sur le métabolisme.

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