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La crise sanitaire mondiale a impacté de nombreux secteurs cette année. Durant la pandémie, l’industrie de la mode a également connu un ralentissement dans ses activités. Cependant, de nombreux acteurs du secteur ont saisi cette occasion pour repenser son fonctionnement. Ces derniers souhaitent notamment que les différents types de vêtements soient uniquement mis sur le marché durant les saisons adéquates.

La mode : une industrie très polluante

Des centaines de milliards de vêtements et d’accessoires de mode sont vendus à travers le monde chaque année. Seulement, la pratique de « la mode jetable » est extrêmement nocive pour l’environnement. D’après les statistiques, l’industrie de la mode produirait 20 % des eaux usées mondiales et 10 % des émissions de carbone. Des chiffres justifiés par l’utilisation massive de produits chimiques et par l’utilisation d’une grande quantité de ressources pour la fabrication des produits.

D’après un rapport de WWF, la situation risque d’empirer. La demande pourrait notamment croître pour passer de 62 millions de tonnes en 2015 à 102 millions de tonnes en 2030. Ainsi, l’organisation non gouvernementale internationale signale qu’il est important que les entreprises se montrent plus responsables et adoptent un système axé vers l’écologie afin de ralentir la pollution massive qu’elles engendrent.

Vers un remaniement du fonctionnement de l’industrie ?

De nombreux créateurs souhaitent inverser la situation depuis plusieurs années, mais ce sera finalement la pandémie de coronavirus qui leur donnera l’occasion de réaliser leur projet. Récemment, des centaines d’acteurs de l’industrie de la mode – dont Tory Burch, London College of Fashion et Thom Browne – ont signé « une lettre ouverte à l’industrie de la mode » pour revendiquer un système plus responsable.

Ces derniers demandent avant tout à ce que les différents types de vêtements soient vendus durant les saisons pendant lesquelles les consommateurs les portent. En outre, ils souhaitent également utiliser moins de ressources inutilement et limiter le nombre de défilés de mode par année. Le British Fashion Council et le Council of Fashion Designers of America recommandent notamment de limiter le nombre de Fashion Weeks à deux par année.

D’un côté, ces initiatives pourraient considérablement réduire la pollution engendrée par l’industrie de la mode. En revanche, il faut également s’attendre à ce que le prix des vêtements et accessoires de mode soit revu à la hausse au cours des prochaines années. Quoi qu’il en soit, cela semble être la meilleure décision à prendre. « Le contexte actuel, bien que tendu, offre la possibilité d’un changement fondamental qui simplifierait l’industrie et la rendrait plus durable sur le plan environnemental et social », ont expliqué les signataires de la lettre.

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