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Les récentes vagues de chaleur intense ont entraîné des incendies dans plusieurs régions du monde. Cette année, la Sibérie serait la région la plus durement touchée par les feux. Au 16 août dernier, plus de 17 millions d’hectares de terres avaient brûlé. La fumée des incendies a même atteint le pôle Nord, une grande première dans l’histoire.

Pas assez de fonds pour maîtriser les incendies

Les incendies ont débuté en mai. La région la plus durement touchée est la république de Sakha, au nord-est de la Sibérie. Depuis début 2021, la région qui fait cinq fois la taille de la France a perdu plus de 1,5 million d’hectares de végétation. Des incendies se produisent chaque été dans cette région fortement boisée, mais cette année, ils ont pris une ampleur considérable.

« La Sibérie a toujours brûlé. Elle connaît des saisons des feux extrêmes. Mais lorsque je discute avec mes collègues qui habitent en Sibérie, ils n’en parlent pas comme si c’était un phénomène normal ou indicatif du passé », a déclaré Jessica McCarty, écologiste du feu à l’université de Miami en Ohio.

La Russie a mobilisé ses ministères de la Défense et des Urgences pour aider à la lutte contre les incendies et plusieurs personnes se sont portées volontaires début juillet. Cependant, cela n’était clairement pas suffisant. Les écologistes indiquent par ailleurs depuis longtemps que la Russie sous-finance ses capacités de lutte contre les incendies. Les pompiers luttent contre les incendies avec peu de matériel et les avions anti-incendies sont rarement utilisés.

L’Homme est le premier responsable

Certains incendies ont été déclenchés par la foudre ou par d’autres facteurs naturels. Cependant, l’Homme reste le premier responsable de ce drame. 70 % des feux seraient notamment déclenchés par des activités humaines comme le tabagisme et les feux de camp. D’après les experts, les incendies risquent d’être plus importants à l’avenir, surtout avec la quantité importante de carbone libérée dans l’atmosphère.

Sur l’ensemble de l’année 2020, le dioxyde de carbone émis par les feux de forêt dans la république de Sakha ne dépassait pas les 450 mégatonnes. En revanche, cette année, les feux ont atteint les 800 mégatonnes rien qu’entre le 1er juin et le 15 août. Ce chiffre tient seulement compte du CO2 émis par la combustion de végétation. Il pourrait ainsi augmenter si jamais les sols riches en carbone s’enflammaient également.

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