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Le gouvernement britannique a annoncé le lancement d’une consultation de plusieurs semaines susceptible de déboucher sur l’interdiction de l’exportation d’animaux vivants destinés à être abattus.

Épargner un stress supplémentaire aux animaux avant l’abattage

Le secrétaire d’État britannique à l’environnement George Eustice a récemment évoqué des discussions autour de plans visant à interdire l’exportation de bétail destiné à l’abattage et à l’engraissement. Si cette interdiction venait à entrer en vigueur, elle renforcerait la position du Royaume-Uni en tant que leader mondial en matière de bien-être animal et ferait de lui le premier pays européen à mettre un terme à cette pratique. Selon le ministère, quelque 6 400 animaux avaient été envoyés en Europe pour y être abattus en 2018.

« Les animaux doivent généralement supporter des trajets excessivement longs lors de l’exportation, qui provoquent détresse et blessures. Auparavant, les règles de l’UE empêchaient toute modification de ces voyages, mais le fait de la quitter a permis au gouvernement britannique de poursuivre ces projets », a notamment déclaré Eustice. « Nous avons la possibilité de mettre fin à cette pratique inutile et ainsi épargner un stress supplémentaire aux animaux avant l’abattage. »

Lancée il y a quelques jours, la consultation conjointe de huit semaines en Angleterre et au pays de Galles devrait servir de base aux discussions avec l’Écosse et ces résultats seront ensuite utilisés pour examiner les moyens d’harmoniser l’interdiction. Toutefois, les exportations d’animaux vivants devraient se poursuivre en Irlande du Nord, qui « continuera à suivre la législation européenne », a détaillé le secrétaire d’État.

— Fahroni / Shutterstock.com

Une proposition largement saluée

« Nous espérons que cette consultation conduira à l’arrêt des exportations d’animaux vivants destinés à l’abattage et à l’engraissement, responsables d’importantes souffrances, d’ici 2022, voire dès l’année prochaine », a déclaré la Conservative Animal Welfare Foundation dans un communiqué, tandis que l’organisation Compassion in World Farming s’est félicitée « de cette proposition sans ambiguïté après plus de 50 ans passés à faire campagne contre les souffrances massives causées par ce commerce inhumain et archaïque ».

Le ministère de l’Environnement britannique a cependant précisé que l’interdiction ne devrait pas concerner les exportations de volailles vivantes à des fins de reproduction. Le Royaume-Uni exporte chaque année des dizaines de millions de poussins, un secteur qui représentait plus de 152 millions d’euros en 2018.

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vilain Rosette

Il est grand temps qu’on bouge. On en parle beaucoup mais il faut changer.