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Selon cette nouvelle étude, si ces écosystèmes venaient à disparaître, les dommages annuels causés par les inondations augmenteraient de 65 milliards de dollars, tandis que 15 millions de personnes supplémentaires seraient impactées.

Capitaliser sur les mangroves afin de réduire le risque d’inondation

Responsable de l’élévation du niveau de la mer et participant à l’intensification des ouragans, le changement climatique augmente de ce fait le risque d’inondations côtières. Comme le montre cette étude, menée par des chercheurs de l’université de Santa Cruz et parue dans la revue Scientific Reports, assurer la conservation et la restauration des « moyens de défense naturelle », comme les mangroves, constituerait un moyen efficace, et surtout rentable, pour atténuer ces changements et s’y adapter.

Présentes dans plus de 100 pays, les mangroves sont en net recul depuis une centaine d’années, du fait du développement de l’aquaculture et des infrastructures côtières (ports, aéroports…). Mais les récentes campagnes de restauration mises en place au Vietnam, aux Philippines et en Guyane et ayant permis de restaurer 100 000 hectares de mangrove, montrent qu’elles peuvent se développer aisément, si on leur en laisse l’occasion. « Les mangroves sont résistantes et peuvent se développer rapidement, même autour des villes », souligne Michael Beck, co-auteur de l’étude.

Des millions de dollars économisés chaque année dans les zones les plus exposées

L’impact des mangroves sur la réduction du risque d’inondation pour plus de 700 000 kilomètres de côtes a été estimé en combinant analyses techniques et économiques. Des modèles hydrodynamiques ont été utilisés afin d’explorer différents scénarios (notamment l’absence totale de mangrove à l’échelle mondiale), ce qui a permis de mettre en évidence les zones côtières les plus vulnérables. L’estimation des coûts engendrés par ce type de catastrophes naturelles a quant à elle montré que certaines régions densément peuplées pouvaient espérer économiser plusieurs centaines de millions de dollars chaque année en capitalisant sur ces écosystèmes.

« Grâce aux économies réalisées sur les primes d’assurance, la reconstruction après les tempêtes, l’adaptation au climat et le développement communautaire, nous pouvons envisager de nombreuses possibilités pour financer la conservation et la restauration des mangroves », a notamment estimé Michael Beck.

Les chercheurs américains ont déclaré travailler actuellement aux côtés d’experts de la Banque mondiale et de différentes compagnies d’assurance et groupes de conservation afin de déterminer les stratégies et politiques à mettre en œuvre dans les années à venir pour atteindre cet objectif.

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