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Des chercheurs ont récemment identifié une forme d’immunothérapie anti-âge revigorant les cellules immunitaires afin que ces dernières éliminent plus efficacement les cellules défectueuses qui contribuent au processus de vieillissement.

Réveiller les lymphocytes chasseurs de cellules sénescentes

Les cellules sénescentes, qui ont cessé de se diviser mais refusent de mourir, font partie des principaux facteurs à l’origine des signes physiques du vieillissement. Chez un individu jeune, le système immunitaire détecte et détruit ces parasites, mais il perd naturellement de son efficacité avec le temps. Ce qui signifie que ces cellules sénescentes ont tendance à s’accumuler dans notre corps à mesure que nous vieillissons, entraînant les symptômes du vieillissement et contribuant aux maladies associées.

Pour cette nouvelle étude présentée dans la revue Med, des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco (UCSF) ont donc cherché un moyen de revigorer le système immunitaire, en « réveillant » les cellules T tueuses naturelles invariables (iNKT) qui ont normalement pour mission de chasser les cellules sénescentes.

Il s’est avéré que les lymphocytes iNKT pouvaient être activés à l’aide d’antigènes lipidiques, ce qui se traduisait par une réduction du nombre de cellules sénescentes. Selon l’équipe, ces cellules immunitaires se révèlent utiles pour deux raisons principales : le récepteur qui les active n’apparaît sur aucune autre cellule, de sorte que la thérapie peut être très spécifique, et celles-ci se mettent naturellement en sommeil au bout d’un certain temps, empêchant le traitement de s’emballer.

Fin 2020, des chercheurs étaient parvenus à inverser un processus clef du vieillissement cellulaire grâce à une thérapie centenaire — Sashkin / Shutterstock.com

Le traitement a ensuite été testé sur des souris présentant deux problèmes de santé différents connus pour entraîner l’accumulation de cellules sénescentes : l’obésité et la fibrose pulmonaire. Dans ces deux groupes, l’équipe a constaté que le nombre de cellules sénescentes avait diminué par rapport au groupe témoin. Chez les rongeurs obèses, le contrôle du glucose s’était amélioré, tandis que les souris atteintes de fibrose pulmonaire avaient moins de cellules endommagées et vivaient plus longtemps.

Une thérapie potentielle pour la sénescence et la fibrose

D’autres tests sur des cellules humaines en culture ont montré que les lymphocytes iNKT devraient également anéantir les cellules sénescentes au sein de notre organisme. Bien évidemment, tout cela devra être confirmé par des essais cliniques, qui pourraient démarrer dans les années qui viennent.

« Cette thérapie immunitaire potentielle pour la sénescence et la fibrose a l’avantage d’être bien tolérée », a estimé Mallar Bhattacharya, un des auteurs de l’étude. « La prochaine étape consistera à mener de nouveaux essais afin d’affiner le dosage. »

La nouvelle technique d’immunothérapie pourrait être une alternative aux sénolytiques, une classe émergente de médicaments conçus pour éliminer les cellules sénescentes ou les rajeunir. Les études menées jusqu’à présent se sont révélées prometteuses, certaines ayant permis d’améliorer la santé de souris et même de prolonger leur durée de vie de plus d’un tiers.

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