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Ces nouvelles recherches montrent que les troubles hypertensifs de la grossesse, en particulier la pré-éclampsie, peuvent augmenter le risque de troubles du développement et de troubles comportementaux et émotionnels chez l’enfant.

Un risque 66 % plus élevé en cas de pré-éclampsie

Présentée dans le Journal of the American Heart Association, cette étude finlandaise portant sur 4 743 couples mère/enfant est la première à montrer que les troubles hypertensifs de la grossesse induisent un risque accru pour l’enfant à naître de développer des troubles psychiques et des troubles du développement, indépendamment de ceux dont souffrent leurs parents et d’autres facteurs (addictions, âge…).

Les scientifiques ont établi que le risque que de tels troubles surviennent était 66 % plus élevé pour les enfants dont la mère avait souffert de pré-éclampsie, généralement caractérisée par une élévation de la pression artérielle et de la quantité de protéines dans les urines, tandis que sa forme plus sévère induisait un risque deux fois plus élevé.

« Si de précédents travaux avaient montré que la pré-éclampsie favorisait l’apparition de troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), de troubles du spectre autistique et de la schizophrénie, nos recherches montrent que ces effets s’étendent à l’ensemble des troubles psychiques et des troubles du développement apparaissant chez l’enfant », précisent les scientifiques.

« Ces résultats soulignent la nécessité d’interventions préventives et de traitements pour les troubles hypertensifs chez la femme enceinte »

Les chercheurs finlandais ont par ailleurs constaté que lorsqu’un trouble hypertensif de la grossesse était associé à l’obésité et au diabète, le risque que l’enfant développe un trouble mental passait de 6,6 % pour une mère ne présentant aucun de ces troubles à 22,2 %.

« Ces résultats soulignent la nécessité d’interventions préventives et de traitements pour les troubles hypertensifs chez la femme enceinte, car ce type d’actions présente un bénéfice potentiel pour la santé de la future mère et de l’enfant à naître », estiment notamment les auteurs de l’étude.

« Ils jettent également un nouvel éclairage important sur l’étiologie des troubles mentaux chez l’enfant. Ces informations peuvent aider à cibler les interventions préventives et le soutien aux familles à risque, et aider les cliniciens à mieux comprendre les causes sous-jacentes de ce type de troubles », conclut Marius Lahti-Pulkkinen, chercheur à l’université d’Helsinki et auteur principal de l’étude.

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