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C’est une grande avancée. En effet, la Hongrie vient de lever l’interdiction de don du sang pour les hommes gays et bisexuels. Ils ont désormais le droit de donner leur sang, néanmoins, à condition que leurs activités sexuelles ne soient pas “considérées comme risquées”.

Un véritable combat pour mettre fin aux stigmatisations

Les hommes gays et bisexuels peuvent désormais donner leur sang en Hongrie, pays pourtant considéré comme l’un des plus LGBTphobes d’Europe. Une nouvelle régulation a été publiée vers le milieu du mois d’avril par le Service national de transfusion du sang de Hongrie. “Toute discrimination fondée sur le genre des participants à l’évaluation des relations sexuelles à risque de transmission est éliminée”, a notamment expliqué le service dans un communiqué.

Par ailleurs, Háttér Society, la plus ancienne association LGBT+ du pays, a répondu fièrement à cette annonce : “Háttér Society se bat depuis des années pour mettre fin à la stigmatisation et à l’exclusion totale d’un groupe de personnes [les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, HSH] du don de sang. Un couple homosexuel dans une relation monogame, surtout s’il se protège contre le VIH par des préservatifs ou la PrEP, n’est pas plus à risque qu’un couple hétérosexuel”, a-t-elle rapporté dans un communiqué.

L’interdiction n’a toutefois pas été entièrement levée. Cette association a effectivement ajouté que les HSH “restent exclus du don du sang si leur comportement sexuel comporte des risques qui constitueraient également un risque dans le cas de rapports sexuels hétérosexuels (tels que les rapports sexuels occasionnels, les changements fréquents de partenaires, la prostitution)”. En revanche, concernant la France, ils doivent observer une période d’abstinence de 4 mois pour pouvoir faire don de leur sang.

Vers une nouvelle loi transphobe ?

Cette nouvelle loi sur l’autorisation du don du sang pour les hommes gays et bisexuels apparaît seulement quelque temps après que Viktor Orbán, Premier ministre d’extrême droite hongrois, a pris la décision de retirer les droits accordés aux personnes trans. 

Depuis le 30 mars dernier, le Premier ministre peut gouverner par décret indéfiniment, autrement dit il peut prendre des décisions sans l’avis d’autres législateurs. Ce même jour, son adjoint a par ailleurs proposé un nouveau projet de loi qui stipule que la mention “genre” sera remplacée par “genre à la naissance” dans l’ensemble des documents juridiques du pays si jamais elle est autorisée. Les personnes trans ne pourraient donc pas changer légalement leur genre. Cela laisse donc craindre le vote prochain d’une loi transphobe en Hongrie.

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