Aller au contenu principal

Homo naledi : le cerveau de cet ancien humain controversé présentait une combinaison unique de traits

Certains chercheurs lui ont attribué des pratiques funéraires avancées

Homo Naledi
Homo Naledi

Ces dernières années, Homo naledi a suscité la controverse. En dépit d’un volume crânien réduit, des chercheurs lui ont attribué des pratiques funéraires avancées. De récentes recherches se sont penchées sur la structure cérébrale de cet ancien humain africain.

Préciser la structure cérébrale d’H. naledi

Les endocastes, ou moulages de la surface interne du crâne, dont nous disposons indiquent que le volume du cerveau d’H. naledi était comparable à celui d’un gorille. Les grands singes, à l’exception des humains, n’étant pas capables d’expression symbolique, nombre de scientifiques restent sceptiques quant à la possibilité que cette espèce archaïque ait pu développer des traditions funéraires il y a entre 335 000 et 240 000 ans.

Afin d’obtenir un meilleur aperçu des capacités cognitives de ses représentants, des chercheurs ont créé un modèle virtuel de l’endocaste du crâne le plus complet d’H. naledi jamais découvert, mis au jour dans le réseau de grottes sud-africain de Rising Star.

Si ces travaux, publiés dans la revue Brain Structure and Function, ont révélé des similitudes étroites avec le cerveau d’Homo erectus, apparu il y a environ 2 millions d’années, il ne s’agissait pas d’un simple « modèle réduit » de celui-ci.

« Nous avons identifié une combinaison unique de traits, certains archaïques et d’autres correspondant davantage à ceux observés chez les membres les plus récents de la lignée humaine [comme H. sapiens et Néandertal] », notent les chercheurs.

Le modèle virtuel créé par les chercheurs — © Cofran et al. / Brain Structure and Function 2026

Un gyrus frontal élargi

Le nouveau modèle suggère notamment chez H. naledi un gyrus frontal inférieur élargi, associé à des fonctions cognitives avancées, notamment le langage et l’utilisation d’outils. Selon l’équipe, un tel profil constitue l’une des principales distinctions morphologiques entre les cerveaux des humains modernes et ceux des grands singes.

Zach Cofran, du Vassar College, se garde bien d’affirmer que l’ensemble de son cortex préfrontal (souvent présenté comme le « chef d’orchestre du cerveau »), soit par extension similaire au nôtre. Mais il estime que cet hominidé disparu disposait sans doute des « substrats neuronaux » nécessaires à des comportements avancés nécessitant d’imaginer, de planifier et d’exécuter de longues séquences d’actions.

« La question de savoir s’il enterrait ses morts relève essentiellement de l’archéologie, et ses endocastes de l’anatomie et de la physiologie », rappelle le chercheur. « Déduire un tel comportement à partir de ces éléments serait bien délicat. »

Précédemment, l’examen de la structure des mains d’H. naledi avait révélé des caractéristiques à la fois humaines et simiesques, suggérant qu’il s’agissait d’un agile grimpeur.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

Étiquettes: ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *