Hollywood et sa fabrique à cinéma. Ce que l’on sait moins, c’est que la toute puissante industrie américaine tire une grande partie de ses films d’œuvres étrangères. Remakes coréens (Old Boy, Dernier train pour Busan…), scandinaves (The Bridge, Refroidis), britanniques (Broadchurch) et même français (Le Dîner de cons, Intouchables…), l’inspiration de Hollywood n’a pas de frontières.
Outre les remakes de films étrangers, Hollywood a aussi puisé son inspiration dans l’animation japonaise. Une source inépuisable d’idées et de trouvailles que le géant américain cherche à s’approprier. Une preuve de plus qu’Hollywood est en sérieux manque d’idées.

© Metropolitan FilmExport – Perfect Blue / Allociné © Twentieth Century Fox France – Black Swan / Allociné

8. Black Swan (2010) / Perfect Blue (1997)

La paranoïa est au cœur des films Black Swan et Perfect Blue. Le premier, américain, est réalisé par Darren Aronofsky et voit le personnage de Natalie Portman dériver peu à peu vers la folie. Danseuse classique, Nina Sayers souhaite obtenir le premier rôle mythique du Lac des cygnes. Dans ce milieu très compétitif, Nina s’imagine toutes sortes de complots contre elle pour l’empêcher d’avoir le rôle. Chez Satoshi Kon, son héroïne Mima (notez la ressemblance avec Nina) est une chanteuse à succès de J-pop. Mais lorsque Mima change de carrière pour devenir actrice, de nombreux fans s’énervent. Les rumeurs fusent sur le net et les futurs collègues de Mima se font assassiner. La jeune femme questionne alors sa perception des choses mais commence petit à petit à perdre la raison. Le succès comme origine de la folie. Aronofsky n’a jamais clamé s’être inspiré de Perfect Blue, ajoutant qu’il n’avait jamais vu le film de Satoshi Kon. Dans Requiem for a Dream (2000) déjà, des fans avaient relevé les parallèles évidents dans certaines scènes du film avec celles de Perfect Blue. Un film réalisé aussi par… Darren Aronofsky.

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