Aquarelle d’André Castaigne en frontispice de la première édition américaine du roman Le Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux (1911)

Le fantôme de l’Opéra

Vous faites probablement partie de ceux qui connaissent la légende du fantôme de l’Opéra Garnier. Mais d’où provient réellement cette légende parisienne et qui est ce célèbre fantôme dont la loge numéro 5 existe encore aujourd’hui ?

L’histoire débute le 28 octobre 1873. Un terrible incendie ravage le conservatoire de musique de la rue Peletier. Un jeune pianiste aurait alors eu le visage brûlé. Sa fiancée y aurait de surcroît tragiquement perdu la vie. Fou de douleur, l’homme décide de se réfugier dans les sous-sols de l’Opéra Garnier. Caché derrière un masque, il passe le restant de sa vie à écrire une œuvre dramatique à la fois sur l’amour et la mort. Aperçu par plusieurs artistes et techniciens, il est surnommé le fantôme de l’Opéra car il y erre, se cache, vole de la nourriture et hurle de désespoir sa peine. Il serait d’ailleurs responsable de plusieurs tragédies comme la mort d’un client, assis à la place numéro 13 et mort le 20 mai 1896 après que le grand lustre de la salle s’est décroché, ou encore d’un technicien retrouvé pendu mais… sans corde ! Peu après, une ballerine perd également la vie après une chute dans une galerie.

Toutefois, l’histoire de ce fantôme a pris un tout autre tournant en 1910 lorsque l’écrivain Gaston Leroux s’en inspire pour écrire son roman Le Fantôme de l’Opéra. L’écrivain écrit d’ailleurs dans l’avant-propos : “On se rappelle que dernièrement, en creusant le sous-sol de l’Opéra pour y enterrer les voix phonographiées des artistes, le pic des ouvriers a mis à nu un cadavre. Or, j’ai eu tout de suite la preuve que ce cadavre était celui du Fantôme de l’Opéra ! J’ai fait toucher cette preuve, de la main, à l’administrateur lui-même, et maintenant il m’est indifférent que les journaux racontent qu’on a trouvé là une victime de la commune.” Cette histoire fait ainsi le tour du monde. Loin d’avoir inventé cette histoire, Gaston Leroux s’est inspiré d’évènements étranges que l’on relie à Ernest, pianiste dévoré par les flammes.
Encore aujourd’hui, personne ne souhaite se rendre dans sa loge numéro 5.

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