― Primakov / Shutterstock.com

Les deux géants du Web vont devoir s’acquitter d’amendes de respectivement 150 millions et 60 millions d’euros, à cause de leurs cookies. La CNIL, gendarme des données personnelles, a donné trois mois aux plateformes pour se conformer à la législation. À défaut, elles devront payer une astreinte de 100 000 euros par jour de retard.

Google et Facebook, plateformes numériques américaines, ont été condamnées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) française, à des amendes de 150 et 60 millions d’euros, le 6 janvier. En cause, leurs pratiques en matière de cookies, ces traceurs numériques utilisés pour la publicité ciblée, qui représentent le fonds de commerce de ces géants du numérique. « La CNIL a constaté que les sites Facebook.com [et] Google.fr » n’offrent pas la possibilité de refuser les cookies « aussi simplement » que de les accepter, a-t-elle précisé. Le bouton pour les refuser s’appelle même « Accepter les cookies », ce qui ajoute à la confusion.

Les entreprises ont trois mois pour se plier à la législation, sinon elles devront s’acquitter d’une astreinte de 100 000 euros par jour de retard. Le montant de l’amende est un record parmi les sanctions imposées par la CNIL. Google avait déjà été sanctionnée à hauteur de 100 millions d’euros, toujours pour ses cookies, en décembre 2020.

Toutefois, la question se pose de l’efficacité d’une telle mesure. En effet, le montant des amendes, certes impressionnant de prime abord, reste dérisoire par rapport aux chiffres d’affaires de ces entreprises (en 2020, il était, pour Google, de 160 milliards d’euros, et 76 milliards pour Facebook). Or, la CNIL a la possibilité de taxer les entreprises à hauteur de 2 % de leur chiffre d’affaires, ce qui est loin d’être le cas ici.

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