
L’étude approfondie d’une exoplanète rocheuse située dans notre voisinage cosmique immédiat a révélé une masse plus faible qu’initialement estimée, renforçant les chances qu’elle puisse abriter des formes de vie extraterrestres.
GJ 3378b
Située à 25 années-lumière de la Terre, GJ 3378b complète une orbite de sa naine rouge en 21,5 jours. Si la distance la séparant de son étoile se révèle dix fois plus faible que celle qui nous sépare du Soleil, elle reçoit une quantité de rayonnement stellaire bien inférieure, ce qui la place au cœur de la « zone habitable » du système, où les conditions nécessaires au maintien d’une eau de surface à l’état liquide sont réunies.
Alors que les observations initiales suggéraient une masse cinq fois supérieure à celle de notre planète, elles n’avaient pas permis d’établir clairement s’il s’agissait d’un monde rocheux à la surface solide, connu sous le nom de « super-Terre » et meilleur candidat pour la recherche de vie extraterrestre, ou d’une géante gazeuse de taille très réduite.
Dans le cadre de travaux publiés dans The Astrophysical Journal, des chercheurs ont utilisé le télescope texan Hobby-Eberly pour préciser la masse et la trajectoire orbitale de la planète, en se basant sur les sensibles oscillations de la naine rouge résultant de l’attraction gravitationnelle exercée par GJ 3378b.
Celles-ci ont révélé que l’exoplanète était en réalité seulement 2,3 fois plus massive que la Terre, confirmant qu’il s’agissait d’un monde rocheux et suggérant une atmosphère bien moins dense que celle d’une mini-Neptune, renforçant ainsi son potentiel d’habitabilité.

Une candidate prometteuse
L’extrême proximité, à l’échelle cosmique, de GJ 3378b en fait une candidate évidente pour une nouvelle série d’observations. « 25 années-lumière peut sembler énorme, mais il faut garder à l’esprit que la Voie lactée s’étend sur environ 100 000 années-lumière », rappelle Paul Robertson, de l’université de Californie.
En raison de la distance réduite séparant la planète de son astre, à ce stade l’équipe n’écarte pas un scénario « à la Mars », où les vents stellaires auraient progressivement dépossédé GJ 3378b de l’essentiel de son enveloppe protectrice, et de ses possibles océans de surface.
La prochaine confirmation de la présence d’une atmosphère signifcative ferait de l’étude de la planète une priorité, ouvrant la voie à l’utilisation de nos meilleurs instruments pour y détecter de la vapeur d’eau ou d’éventuelles biosignatures.
Notre galaxie abritant majoritairement des naines rouges, de telles observations permettraient également d’affiner nos modèles concernant l’habitabilité de ce type de systèmes.
Par Yann Contegat, le
Source: Live Science
Étiquettes: exoplanète, voie lactée, vie
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