Aller au contenu principal

D’étranges signaux nous parviennent des confins du cosmos, et les astronomes pensent en connaître l’origine

Ils ont parcouru près de 7 milliards d’années-lumière

Installations du VLT — ESO – Y. Beletsky / Wikipedia

Depuis des années, des salves intenses et prolongées de rayons X, provenant de galaxies lointaines, déconcertent les astronomes. De nouvelles données appuient la piste de fusions stellaires extrêmes.

Une durée sans précédent

Tout a commencé avec une alerte émise par la sonde spatiale Einstein Probe de l’Académie chinoise des sciences, capable de détecter en temps réel les phénomènes transitoires de rayons X. Des émissions de rayonnement pouvant persister plusieurs minutes, liées à certains des événements les plus violents de l’Univers.

Les chercheurs ont immédiatement braqué d’autres télescopes, notamment le Very Large Telescope chilien et le Very Large Array américain, sur la région du cosmos concernée, située à environ 6,7 milliards d’années-lumière.

Les données recueillies semblaient cadrer avec celles associées à la naissance de magnétars, des astres dotés de champs magnétiques extrêmement puissants, qui peuvent se former suite à la fusion de deux étoiles à neutrons, vestiges ultradenses d’étoiles massives arrivées au terme de leur évolution.

Si de précédentes observations avaient montré que de tels phénomènes produisaient des ondes gravitationnelles, ou ondulations dans le tissu même de l’espace-temps, accompagnées de brefs flashs de rayons gamma (un rayonnement électromagnétique très énergétique), la durée du nouvel événement était sans précédent.

Vue d’artiste d’un magnétar — Jurik Peter / Shutterstock.com

Un schéma qui cadre avec la naissance d’un magnétar

Les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Science Bulletin, évoquent une émission de rayons X d’une durée de 560 secondes, soit un peu plus de neuf minutes. Celle-ci a été précédée d’un sursaut gamma, baptisé GRB 250704B, qui n’a duré qu’environ 0,4 seconde.

Ce schéma inhabituel, indiquant une source d’énergie restée active bien après la collision initiale, appuie l’hypothèse de la formation d’un magnétar, en raison de son champ magnétique extrêmement puissant, capable d’alimenter ce type d’émissions prolongées.

Selon l’équipe, ces découvertes ont des implications majeures pour la détection future de collisions cosmiques dans les rayons X, en complément des rayons gamma et des ondes gravitationnelles. De futures observations pourraient également confirmer que les salves prolongées constituent une signature des fusions d’étoiles à neutrons.

Par Yann Contegat, le

Source: The Independent

Étiquettes: , ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *