ー Dennis Wegewijs/ Shutterstock.com

Trois girafes sont mortes électrocutées dans la réserve kényane de Soysambu Conservancy. Les lignes électriques parcourant la réserve sont en cause du fait de leur faible hauteur. 

Des girafes d’une espèce rare

L’histoire choquante a fait grand bruit au Kenya. Dans la réserve protégée de Soysambu Conservancy, dans le sud-ouest du pays, trois girafes de Rothschild sont décédées. Il s’agit d’une sous-espèce de la girafe du Nord. La girafe de Rothschild est très rare, sa population globale s’élève à 650 individus dans le monde. 

On retrouve principalement la girafe de Rothschild dans le sud du Soudan, en Ouganda et au Kenya. Par ailleurs, la grande majorité de cette sous-espèce, soit 609 individus, vit au Kenya. 

La réserve de Soysambu Conservancy accueille près de 124 girafes composées majoritairement de l’espèce de Rothschild. Cette dernière est depuis 2010 déclarée comme espèce protégée. Le weekend du 20 février, ce sont trois d’entre elles qui ont perdu la vie à cause de lignes électriques trop basses. 

Six girafes tuées par des lignes électriques

Depuis cet incident, la population kényane s’agace. En dix ans, six girafes ont été tuées par des lignes électriques dans la même réserve. 

« Depuis 2019, on a perdu onze girafes de Rothschild, mais ces trois dernières victimes ont particulièrement attiré l’attention du public. C’est la panique : on veut préserver les girafes, mais nous sommes en train de les perdre », s’insurge Jackson K. Kinyanjui, chercheur en environnement et créateur de l’ONG Climate Change Kenya, qui protège les girafes du Kenya.  

Mais les girafes ne sont pas les seules. Les oiseaux tels que les aigles, les flamants roses et les rapaces ont aussi été victimes des lignes électriques de la réserve. Jackson K. Kinyanjui ajoute que le secteur du tourisme pâtit aussi de ces pertes, tout comme l’écosystème qui s’en retrouve perturbé.

Des mesures qui ne suffisent pas

Suite à cet incident, l’entreprise d’électricité Kenya Power & Lighting Company a annoncé que son personnel élèverait les lignes électriques. Mais d’après Jackson K. Kinyanjui, cette démarche n’est pas suffisante :

« Nous ne voulons pas que les lignes soient simplement élevées, mais qu’elles soient supprimées et placées sous terre ou déplacées ailleurs, en dehors de la réserve. Les réserves d’animaux protégés n’ont besoin d’aucun type de construction humaine. Élever les lignes ne suffit pas », conclut-il. 

Un audit sera lancé prochainement et des changements effectués pour éviter de nouveau ce genre d’incident. 

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