L’unique girafe blanche femelle au monde et son petit ont été tués par des braconniers dans une réserve de l’est du Kenya. Il ne reste désormais en vie qu’une seule girafe blanche, un jeune mâle.

Le massacre odieux d’une espèce rarissime

La seule girafe blanche femelle du Kenya et son petit ont été tués par des braconniers dans une réserve de l’est du pays, a annoncé mardi une association locale. Ces animaux sont si rarissimes qu’ils n’ont été signalés nulle part ailleurs. Les décès ont été confirmés ce mardi 10 mars par les rangers de l’Ishaqbini Hirola Community Conservancy, une zone de conservation communautaire. En effet, les corps ont été retrouvés « à l’état de squelette après avoir été tués par des braconniers » dans une réserve de Garissa, dans l’est du Kenya.

Il ne reste actuellement qu’une seule girafe blanche en vie, un jeune mâle qui est le fils de la girafe blanche abattue. Il serait toujours en vie et aurait été aperçu « il y a quatre jours » selon la direction de la réserve contactée par 30millionsdamis.fr. « Nous sommes la seule communauté au monde qui s’occupe de préserver la girafe blanche », a déclaré Mohammed Ahmednoor, le directeur de l’association. « Cette tuerie est un coup dur pour les mesures importantes prises par la communauté pour préserver des espèces rares, et un appel à la vigilance pour un soutien continu aux efforts de protection. »  

— Wirestock Images / Shutterstock.com

Une lourde perte

Aperçue pour la première fois en 2017, la girafe blanche avait donné naissance à deux petits en août 2019. Elle et ses petits sont atteints de leucisme, une maladie génétique qui empêche la pigmentation de la peau. “Contrairement à l’albinisme, cette condition n’empêche pas la production de mélanine, ce qui explique les quelques zones colorées sur leur corps”, précise France 24.

Il s’agit d’une perte à long terme étant donné que les études et les recherches en génétique sur cette girafe, qui constituaient un investissement important dans la région par les chercheurs, a maintenant disparu. De plus, celle-ci stimulait fortement le tourisme dans la région”, regrette Mohammed Ahmednoor.

Les girafes de plus en plus menacées

Cette tragédie montre le danger que courent les girafes. En effet, en seulement 30 ans, leur nombre dans le monde a diminué de 40 %. Elles sont moins de 100 000 individus à l’état sauvage. En Afrique de l’Est, l’animal a enregistré une perte de 60 % de ses individus. Seules deux sous-espèces ne seraient actuellement pas menacées d’extinction.

Sont en cause la destruction de leur habitat, due à la déforestation, le réchauffement climatique et l’expansion des activités agricoles font que ces animaux ne trouvent plus de nourriture, et le braconnage.

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